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Non Fides - Base de données anarchistes

Burn all flags !
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  • Grèce : Les empoisonneurs doivent être empoisonnés

    2 décembre

    L’été a commencé et comme la nature, certains hommes d’affaires et professionnels du tourisme, de ceux qui te regardent avec des euros dans les yeux, se sont "réveillés" et ont commencé à s’échauffer à recevoir les touristes à Chania. Bien entendu, cela nécessite qu’ils nettoient les environs (le Vieux Port, Koum Kapi, Chalepa) des saletés ambulantes et des foyers infectieux que constitue pour eux tout ce qui bouge mais ne se mange pas, du moins en accord avec leurs habitudes, qui sont par ailleurs "les bonnes". Être le centre du monde ou ne pas l’être…


  • Aachen (Allemagne) : compte-rendu du procès en cours contre la compagnonne accusée de braquage

    2 décembre

    Jusqu’à aujourd’hui, la cour a entendu les témoignages des deux employés présents dans la banque ce matin de juillet 2013. Tous deux ont décrit le braquage qui s’est déroulé avant l’ouverture, lorsque trois personnes sont entrées dans l’agence (par ailleurs désormais fermée) en profitant de l’arrivée du premier employé. Ils auraient attendu environ 5 minutes jusqu’à l’arrivée du second employé, puisque tous deux devaient être présents pour l’ouverture du coffre-fort. Les trois intrus se sont emparés de 42 000 euros.


  • Paris : Et maintenant que la misère ne saute plus aux yeux ?

    Sur les camps pour les migrants et pour « nous » tous

    28 novembre

    On se croyait déjà habitués à les voir tous les jours… Des milliers de damnés de la Terre qui avaient fait le choix d’abandonner leurs familles, leurs amis et leurs proches, et qui avaient atterri sur les avenues parisiennes en attente d’espoir. Par le hasard de circonstance, la misère qui n’est ni nouvelle, ni même récente, s’est désormais retrouvée devant les yeux de chacun. La misère de ce que les gestionnaires appellent « les parcours migratoires », dont les campements ne sont pas le stade premier, ni le dernier.


  • Pour couper court aux rumeurs dans l’affaire de la voiture brulée

    Communiqué Defcol du 25 novembre 2016

    26 novembre

    Au vu de certaines pratiques en cours dans l’affaire de la voiture de police, Defcol a décidé de ne plus participer au comité du 18 mai. Compte tenu des nombreuses rumeurs qui courent et du risque de voir les faits déformés, nous avons pris la décision d’expliquer pourquoi.


  • Opération « Scripta Manent » (Italie) : Interdictions et transferts

    24 novembre

    Les transferts des compagnon.nes.s arrêté-es lors de l’opération « Scripta manent » continuent. Le compagnon Alessandro Mercogliano a été transféré encore une fois, depuis la prison de Alessandria à celle de Ferrara (toujours dans des sections à haute sécurité AS2), là où se trouvent déjà les compagnons Nicola Gai et Alfredo Cospito.


  • Guerre à l’armée !

    24 novembre

    Ce mardi 22 novembre, l’armée s’invite à la fac de lettres sous couvert de « recherche ». Christophe Lafaye, qui est à la fois réserviste au sein du 19ème Régiment (dont la base est à Besançon) et « chercheur » à Sciences po Aix, sera présent à l’université de lettres dans le cadre d’une conférence intitulée « L’Armée française en Afghanistan – Le génie au combat 2011/2012 ». Ses travaux ont bien sûr été récompensés par le ministère de la défense, signe que le pouvoir sait récompenser ses plus zélés serviteurs.


  • Peau noire, masques blancs - En guise de conclusion

    Par Frantz Fanon (1952)

    21 novembre

    N’ai-je donc pas sur cette terre autre chose à faire qu’à venger les Noirs du XVIIe siècle ? Dois-je sur cette terre, qui déjà tente de se dérober, me poser le problème de la vérité noire ? Dois-je me confiner dans la justification d’un angle facial ? Je n’ai pas le droit, moi homme de couleur, de rechercher en quoi ma race est supérieure ou inférieure à une autre race. Je n’ai pas le droit, moi homme de couleur, de souhaiter la cristallisation chez le Blanc d’une culpabilité envers le passé de ma race. Je n’ai pas le droit, moi homme de couleur, de me préoccuper des moyens qui me permettraient de piétiner la fierté de l’ancien maître. Je n’ai ni le droit ni le devoir d’exiger réparation pour mes ancêtres domestiqués. Il n’y a pas de mission nègre ; il n’y a pas de fardeau blanc.


  • Lettre à la Gestapo

    Par Armand Robin (1943)

    18 novembre

    Je suis las des menaces vagues, des dangers imprécis, des avertissements renouvelés, des inquiétudes non portées à l’extrême. Vous créez, messieurs, un monde tel qu’on ne sait plus s’il ne vaut pas mieux être immédiatement arrêté plutôt que de s’entendre dire chaque matin : « Prends garde à tes regards, prends garde à tes pas, prends garde à tes doigts, à tes épaules, à tes orteils, car tout en toi est fort dangereux ! » On veut, messieurs, m’empêcher de faire le moindre pas, car, me dit-on, votre courroux s’étend au-dessus de moi ; eh bien ! messieurs, non seulement j’ai décidé de continuer à faire des pas, mais encore j’ai décidé de courir.


  • Le monstrueux spectacle que présente notre société en décomposition

    Par Émile Zola (1898)

    18 novembre

    « Ah ! le pauvre être ! comme l’on comprend son acte de violence et d’espoir ! Tout son passé d’inutile travail, de misère sans cesse accrue, est là qui l’explique. Puis, il y a une contagion de l’idée, les réunions publiques où l’on se grise de mots, les conciliabules entre compagnons dans lesquels la foi s’affirme, l’esprit s’exalte… En voici un, par exemple, que je crois bien connaître. Il est bon ouvrier, sobre, brave. L’injustice l’a toujours exaspéré. Peu à peu, le désir du bonheur de tous l’a jeté hors (…)


  • Le patriotisme

    Par Emma Goldman (1911)

    16 novembre

    Qu’est-ce que le patriotisme ? Est-ce le fait d’aimer le lieu où l’on est né, l’endroit où se sont déployés les rêves et les espoirs de notre enfance, nos aspirations les plus profondes ? Est-ce l’endroit où, dans notre naïveté enfantine, nous regardions les nuages défiler dans le ciel à vive allure en nous demandant pourquoi nous ne pouvions nous déplacer aussi rapidement ? Le lieu où nous comptions des milliers d’étoiles scintillantes, effrayés à l’idée que chacune d’entre elles puisse être l’un des yeux (…)


  • États-Unis : Petit aperçu des feux de révolte en réponse à l’arrivée de Trump au pouvoir

    13 novembre

    Cela fait désormais trois nuits que la révolte embrase les rues de plusieurs villes à travers les Etas-Unis, et notamment sur la côte nord-ouest du pays (Oakland, Portand et Los Angeles). Ces émeutes ont commencé à éclater dès mardi soir lors de l’annonce de l’élection du milliardaire réactionnaire Donald Trump à la tête de l’Etat. Voici un petit compte-rendu à partir de la presse de ce qu’il s’est passé ces dernières nuits.


  • Individus ou citoyens

    13 novembre

    Ainsi, après avoir tant critiqué la conviction que l’on pourrait se référer à une science de la transformation sociale, après avoir affirmé qu’il n’existe pas de lois qui régissent les événements sociaux, après avoir démenti l’illusion d’un mécanisme historique objectif, après avoir débarrassé le champ de tous les obstacles au libre-arbitre, après avoir chanté l’excès qui renie toute forme de calcul, voilà que l’on se retrouve à prendre un mètre pour mesurer les pas accomplis. On compte les participants à une initiative, on contrôle la couverture médiatique obtenue, on fait sans cesse des prévisions de bilan. Evidemment, les passions n’étaient pas si méchantes, les désirs n’étaient pas si effrénés, les intérêts n’étaient pas si éloignés.


  • Sur-mesure - Pour en finir avec la mise en mesure du monde

    13 novembre

    Dans les forêts de Tchernobyl ou les plaines de la région de Fukushima, il ne suffit pas d’être attentif pour percevoir le danger. Quand la pluie tombe, quand le vent se lève, quand on chute, la figure à même le sol, ce qui nous vient à la gueule, ce n’est pas une nature brute, mais l’effet d’une technologie qui nous pénètre. Nous ne sentons pas plus notre peau brûler que nos vêtements mouillés, nous ne voyons pas de loin un nuage de poussière s’approcher, nous ne respirons pas l’odeur d’un incendie. En (…)


  • Ret Marut/B. Traven : L’homme de l’ombre était homme de lumière

    10 novembre

    Depuis Shakespeare, Sade et Lautréamont, les écrivains sans visage exercent un pouvoir de fascination presque incoercible. Dans le cas de Marut/Traven, cette absence a d’abord engendré une multiplicité de portraits imaginaires. Mais c’est l’énigme d’une identité tenue secrète pendant les longues années d’un succès croissant qui a ravagé le monde journalistico-littéraire, que par ailleurs l’auteur avait en bien piètre estime.


  • Suisse : Lettre d’un compagnon parti dans la nature

    10 novembre

    Chers compagnons,
    Je vais parler brièvement de ma situation personnelle, pour laisser ensuite suffisamment de place notamment à la question du rôle concret et général de la répression et de la manière dont nous voulons l’affronter.


  • Mexique : Il n’y a pas que les partis politiques qui demandent l’amnistie, mais aussi certains « anarchistes »

    Communiqué de soutien au compagnon Fernando Bárcenas

    7 novembre

    Depuis quelques jours de nombreux compagnonnes et compagnons anarchistes nous demandent quelle était la position que défendaient les compagnons anarchistes en prison concernant la demande d’une loi d’amnistie promue par le parti politique de gauche « Morena ». Nous avons lu opportunément la déclaration du compagnon Fernando Bárcenas qui se refuse à participer à ce cirque politique, à faire partie de cette tentative de récupération par Morena des compagnons prisonniers et des causes de leur lutte. Nous exprimons par conséquent notre soutien total au compagnon dans sa position et son attitude conséquente.


  • Montréal : Gentrification is scary !

    7 novembre

    Pendant la nuit d’Halloween, plus de 100 personnes masquées ont déambulé à travers le quartier d’Hochelaga à Montréal. Tout en distribuant des bonbons aux enfants et aux voisin-e-s, elles ont tagué de nouveaux immeubles d’appartements et des commerces, responsables de l’embourgeoisement du quartier. Elles ont également défoncé des voitures de luxe et, lorsqu’un véhicule de patrouille a voulu s’approcher un peu trop près du cortège sauvage, il a reçu une pluie de pierres. Tout ce petit monde a disparu comme des fantômes dans la nuit.


  • La « race » à coup de poing américain

    Récit à la première personne d’une descente racialiste à Marseille

    4 novembre

    Si aujourd’hui dans le milieu toujours plus décomposé la norme est au ressenti, à cette dictature latente des affects, des subjectivités émotives, de l’étalage de ses fragilités, de la victimisation et de l’hystérisation de la politique, je me contenterai ici d’un récit factuel qui n’engage que moi-même et ma présence en cette soirée ensoleillée d’automne à Marseille, voici donc quelques cuillères à café de « ressenti » subjectif, pas bio, sans sucre et sans victimes dedans.


  • Mexique : À propos de la candidature zapatiste en 2018 et des anarchistes

    Voyez qui vient de retirer son passe-montagne !

    3 novembre

    C’est avec peu de surprise que m’est parvenue la nouvelle annonçant que l’EZLN et le Congrès National Indigène (CNI) devraient soumettre une candidature indépendante et indienne pour le scrutin présidentiel de 2018, qui vient confirmer pour la millième fois que les guérillas ne cessent pas d’être ce qu’elles sont : des groupes politiques armés, autoritaires et d’avant-garde pour la prise du pouvoir. Il semble que beaucoup avaient oublié ce fait, certaines tendances de l’« anarchisme » civil ou des (…)


  • Italie : « La rage entre les dents et le sourire sur les lèvres »

    3 novembre

    Accusés de renvoyer au pouvoir un peu de sa violence quotidienne, celle qui s’exerce constamment sur des millions de personnes et qui garantie l’existence d’un ordre basé sur l’autorité et l’exploitation. La violence des frontières, de l’empoisonnement de la terre, du travail, de la guerre et de la terreur, du contrôle policier, du totalitarisme technologique et médiatique, de tout forme d’enfermement et de domination. La même violence qui s’acharne contre ceux qui osent lever la tête et se rebeller, individuellement ou collectivement, défiant la loi et l’ordre social.


  • Marseille : Descente racialiste à Mille Babords

    Tentative de mise à sac, coups, gazage et vitrine détruite

    31 octobre

    Vendredi 28 octobre se tenait sur Marseille, dans le local militant « Mille Babords » une réunion publique autour du texte « Jusqu’ici tout va bien ? ». La discussion n’avait pas encore commencé lorsqu’un groupe d’une trentaine de personne a fait irruption dans le lieu. Ce groupe entendait empêcher la discussion prévue et à fait ce qu’il a pu, par des manœuvres aussi pénibles que ridicules, pour y parvenir.


  • Besançon : solidarité avec les sans-papiers expulsés de la "jungle" de calais

    31 octobre

    Ce mercredi 25 octobre à Besançon, un deuxième rassemblement s’est tenu place pasteur à 18h pour marquer notre solidarité avec les sans-papiers expulsés du camp de Calais. Contrairement au rassemblement de la veille, un tract a cette fois-ci été distribué aux passant-es. Une banderole a été suspendue quelques heures plus tard à la périphérie de la ville, sur laquelle était marquée "Solidarité avec la jungle de Calais - No Border No Nation". Voici le contenu du tract diffusé :


  • Prochain transfert en France du compagnon Claudio Lavazza

    31 octobre

    Salut à tous/tes, juste deux mots concernant la situation du compagnon anarchiste Claudio Lavazza (incarcéré depuis 1996 dans les prisons de l’Etat espagnol). Claudio a été momentanément transféré de la taule de Teixeiro à celle de Valdemoro (Madrid), d’où, à sa demande, il sera envoyé en France pour le procès du tribunal de Paris concernant les accusations qu’on lui reproche (principalement le braquage de la Banque de France*).


  • Bâle (Suisse) : Mise-à-jour sur l’état actuel de la répression à la fin octobre

    30 octobre

    Court résumé : Le 24 juin a eu lieu une balade sauvage à Bâle. Quatorze personnes ont été arrêtées pour leur participation présumée, sept personnes ont été placées en détention. Quelques semaines plus tard, une autre personne a été incarcérée. A la fin de l’été et au début de l’automne, toutes ont été relâchées – cela en partie avec la condition de se rendre au commissariat de police une fois par semaine.


  • Strasbourg : Qui sont les racistes ?

    28 octobre

    NdNF : Le 15 octobre 2016, Houria Bouteldja et Franco Lollia étaient invités par le Front Antiraciste Alsacien (filiale du Parti des Indigènes de la République) à la maison des associations à Strasbourg, avec pour thème « qu’est-ce que l’antiracisme politique ? ». Cette affiche a été trouvée collée sur la maison des associations, nous la reprenons d’Indymedia Nantes qui l’a censuré sans explication sérieuse ni argumentée, pour la sauver du vent. Dédicace à toutes celles et ceux qui refusent de bouffer de la (…)


  • « Circulez y’a rien à voir »

    28 octobre

    Dans la nuit du 19 juillet 2016, un homme de 24 ans, Adama Traoré, est tué par la flicaille lors d’une interpellation dans le Val d’Oise. Asphyxié par trois gendarmes, la version officielle parlera d’un « malaise cardiaque ». On ne compte plus les morts sous les coups des porcs en uniforme : abattus par des balles comme Medhi Bouhouta ou Amine Bentounsi, lynchés ou étranglés comme Hakim Aijimi, Wissam el Yamni, Houcine Bouras ou Abdelhak Goradia, tazés comme Loic Louise, tués par leurs « armes non (…)


  • Le roi de Thaïlande est mort

    24 octobre

    Le Roi de Thaïlande, Bhumibol Adulyadej (alias Rama IX) est mort. Plus qu’un Roi, il était le Devaraja, le Dieu-Roi du bouddhisme Theravada, la religion d’État de la Thaïlande et des régimes monarchiques historiques du sud-est asiatique (Siam, Birmanie, Laos, Cambodge) qui ont établi leurs centres dans les régions de plaines rizicoles. Monté sur le trône il y a soixante-dix ans, il a depuis donné sa bénédiction à tous les régimes autoritaires qui se sont succédé au pouvoir en Thaïlande, le plus souvent liés aux généraux.


  • Marseille : Discussion publique autour de "Jusqu’ici tout va bien ?" - 28/10/2016

    22 octobre

    Le texte intitulé Jusqu’ici tout va bien ? est une prise de position minimale écrite cet été dans une dynamique de regroupement d’horizons politiques et géographiques variés. Il a été diffusé pour susciter discussions et prises de positions, pour servir de point de départ à l’expression large et ferme d’un clivage nécessaire et d’un refus commun indispensable pour rouvrir les perspectives révolutionnaires qui font particulièrement défaut en cette période.


  • Marseille : Tout le monde dehors !

    22 octobre

    La prison n’est pas seulement ce bâtiment glauque à la lisière de la ville et attaquable en tant que tel. Elle représente le degré d’enfermement le plus abouti et la continuité des autres institutions (patriarcat, école, religion, travail, justice..) qui tendent à soumettre et formater les individus.


  • Tout le monde aime les voitures de flic en feu !

    21 octobre

    Parce qu’elle n’existe que pour défendre les intérêts des riches et des puissants, Parce qu’elle vient réprimer toute envie de révolte contre ce monde qui nous veut docile et soumis à l’exploitation, Parce que chaque jour, dans les quartiers, aux frontières ou en manif, elle humilie, blesse et tue, TOUT LE MONDE DÉTESTE LA POLICE.


  • Antipatriotes… Quand même !

    Par Pierre Chardon (juillet 1914)

    20 octobre

    Mais tous ces souvenirs sont odieux, épouvantables. Ils constituent le patrimoine moral le plus ignoble qu’on puisse rêver et il faut être fou à lier ou abruti totalement pour révérer ces horreurs qui montrent bien ce qu’est la patrie : une émanation du maître, du tyran, de l’exploiteur, empruntant les masques les plus divers pour duper, asservir et faire entretuer les peuples frustrés du patrimoine matériel.


  • Le refus persistant du paradis

    17 octobre

    Aujourd’hui, cependant, pour être accusé de nihilisme, il suffit simplement de souligner que ceux qui détiennent le pouvoir ne renonceront pas volontairement à leurs privilèges et d’en tirer les conclusions logiques. Au sein du mouvement anarchiste, comme partout, les temps changent. Autrefois, le débat parmi les anarchistes traitait de la façon de concevoir la révolution, aujourd’hui, il semble que toutes les discussions tournent autour de la meilleure façon de l’éviter. Quel autre but pourraient bien avoir toutes ces dissertations sur l’auto-gouvernement, le municipalisme libertaire, ou l’utopie bénie de bon sens ? Il est clair qu’une fois que l’on rejette le projet insurrectionnel en tant que tel, l’hypothèse destructrice commence à prendre des contours effroyables. Ce qui n’était qu’une erreur pour Malatesta - se limiter à la démolition de l’ordre social - est aujourd’hui une horreu pour beaucoup d’anarchistes.


  • Chine continentale : L’émergence d’oppositions massives et radicales au nucléaire

    14 octobre

    En deux décennies à peine, les ravages sanitaires engendrés par l’industrialisation accélérée de la Chine sont énormes, en particulier ceux dus à la multiplication des sites pétrochimiques mortifères. Ces ravages sont l’une des causes des révoltes qui troublent, crescendo, « l’harmonie » au pays du « socialisme de marché ». Pour comprendre le sens de ces révoltes, il faut déjà saisir que les secteurs clés de l’économie, au premier chef le nucléaire, demeurent propriété d’Etat ou propriété de sociétés mixtes, placées sous le contrôle de l’Etat. Ainsi, la Compagnie nucléaire nationale chinoise (CNNC) possède et gère, pour l’essentiel, la filière électronucléaire en Chine. Ce qui signifie que les décisions importantes sont prises, en dernière instance, par le pouvoir central, à Beijing. Bien qu’elles soient l’objet de multiples tractations, plus ou moins mafieuses, avec les pouvoirs locaux, qui ne veulent pas jouer le rôle de boucs émissaires en cas d’échec.


  • Préface de 1957 à ’Lettres sur le syndicalisme’ – Bartolomeo Vanzetti

    Par Michele Bicchieri (janvier 1957)

    14 octobre

    En prison, Vanzetti lisait tous les livres qu’il recevait ; pas tant pour passer le temps que par souci d’apprendre, dans la recherche d’éléments valables pour la résolution du problème social. Ses écrits de cette période sont le fruit de beaucoup de réflexions et un précieux apport à la cause qu’il embrassait, ainsi qu’un miroir de son cœur noble et de son intelligence vive : d’innombrables lettres envoyées à des amis et compagnons, des articles pour des journaux prolétaires en langue italienne, des exposés que Vanzetti lui-même préparait pour la défense au cours de divers débats du procès, et enfin, deux œuvres autobiographiques, dont « Histoire d’une Vie Prolétaire » qui fut publiée en feuilleton dans 20 journaux et reçut de nombreux éloges.


  • Le feu au village !

    Si Belleville est un village, alors sortons les fourches

    12 octobre

    Il se trouve que la mairie de Paris veut nous civiliser. Ça tombe bien, nous on veut en découdre avec elle et tous ceux qui participent au triomphe de la civilisation, avec ses valeurs et sa morale cadenassée par le fric, ses flics et ses avant-gardes culturelles, militaires et politiques. Par le biais de ses artistes, la ville voudrait nous faire croire que cette vaste cage qui nous sert de monde est un havre de liberté et d’harmonie. Elle pose la création artistique comme un moyen d’exorciser les tensions sociales pourtant bien présentes. On nous avait déjà vendu le foot, la politique et la religion pour nous calmer, pour servir d’exutoire à la guerre sociale. Ouais, mais non. On préfère encore faire exploser les stats des voitures cramées et poser la conflictualité en acte comme seul rapport au système.



  • Besançon : la préf’ envoie ses chiens chez deux anarchistes

    11 octobre

    Le sale travail du secrétaire général de la préfecture du Doubs, Jean-Philippe Setbon, a été mis au grand jour à Besançon à travers la publication de deux articles : le premier, sous le titre « Besançon : un ragoût préfectoral particulièrement écœurant », publié sur le blog du Libertaire Bisontin et l’autre intitulé « La charité : parfait alibi de la machine à expulser » qui comporte l’encart « Une pourriture nommé Setbon » publié dans le journal « Séditions » n°8 du mois de septembre 2016.

  • Paris : Dagnaud, ferme ta gueule !

    8 octobre

    Alors non, Dagnaud, roi des ordures, nous n’agréons point l’expression de ta considération distinguée. Ce quartier ne nous appartient point, comme il n’appartient pas aux migrants. Il t’appartient, à toi, tes urbanistes et tes flics. Pour quiconque refuse de traiter les masses de pauvres en ordures humaines, tu es un ennemi.

  • Altermondialisme : La réforme des illusions

    7 octobre

    À l’échelle européenne, les gouvernements sociaux-démocrates (Jospin, Blair, Schroeder) comme conservateurs (Berlusconi, Aznar, Raffarin) ont élargi la voie d’une modernisation libérale et d’une uniformisation du capitalisme européen. Face à ces attaques contre les salariés et les chômeurs, des luttes sociales sont réapparues, notamment en France et en Italie, tandis qu’un mouvement critiquant la « mondialisation libérale » se manifeste depuis quelques années à l’occasion de sommets internationaux (…)

  • Le paysage changeur

    5 octobre

    De deux choses lune l’autre c’est le soleil les pauvres les travailleurs ne voient pas ces choses leur soleil c’est la soif la poussière la sueur le goudron et s’ils travaillent en plein soleil le travail leur cache le soleil leur soleil c’est l’insolation et le clair de lune pour les travailleurs de nuit c’est la bronchite la pharmacie les emmerdements les ennuis
    et quand le travailleur s’endort il est bercé par l’insomnie et quand son réveil le réveille il trouve chaque jour devant son lit la sale (…)

  • USA : Une histoire jamais racontée (Lettre de Michael Kimble)

    2 octobre

    Internet est en effervescence d’informations depuis les émeutes survenues ici en Alabama, dans la prison de Holman (l’agression au couteau d’un maton et d’un officier de la correctionnelle, les incendies qui ont été allumés, la surpopulation, etc.) mais ce que l’on a omis dans ce récit, c’est que c’est une bagarre entre deux prisonniers queer, au sujet des relations queer, qui a été le catalyseur de ces émeutes. Une fois l’embrouille réglée, le porc et le maton ont essayé d’intervenir et se sont fait poignarder.

  • Brésil : Un point-de-vue sur le vandalisme, les black bloc et les parties de “casse-casse”…

    2 octobre

    Fin août, Dilma Roussef, aux commandes de l’Etat brésilien pendant près de six ans, a été destituée par le Sénat. Elle a été remplacée par Michel Temer, qui était déjà vice-président du pays sous Roussef. S’en sont suivis plusieurs journées de protestations (en grande majorité citoyennistes), réclamant le départ de Temer. Toutefois, ces manifs ont montré une conflictualité qui a débouché sur des émeutes dans de nombreuses villes brésiliennes (Curitiba, Sao Paulo, Porto Alègre, Florianopolis, etc…). Des (…)

  • Calais : Appel à représailles contre la politique concentrationnaire

    30 septembre

    C’est un point sombre sur la carte, plongé dans la brume des gaz lacrymogènes ou du temps pourri du Nord de la France. Y aller, pour quoi faire ? L’humanitaire vous répugne, la météo vous rebute et sur le terrain un rapport de force démesuré et défavorable condamne à l’impuissance. Pas si vite, voici une proposition à saisir depuis là où vous êtes.

  • L’Impossible suicide

    29 septembre

    Il est, cette semaine, un coup de revolver dont tous les échos du monde ont répercuté le son. Les chroniqueurs de partout et les politiques d’ailleurs, depuis le bas-bleu — sensible à la ligne — jusqu’au faiseur implacable, tous et toutes, avec des mines de jongleurs misérables, se sont renvoyé la balle — la balle sanglante qui traversa les tempes de Boulanger.

  • Jamais en rang, jamais à genoux ! A bas toutes les armées !

    26 septembre

    L’atmosphère est réellement irrespirable ces temps-ci : comme des vagues tempétueuses qui remuent la vase, les sommations à se mettre au garde-à-vous derrière le drapeau national se succèdent. État d’urgence prolongé de mois en mois, durcissement continu du code pénal, pouvoirs sans cesse élargis de la police, perquisitions à tout-va et assignations à résidence distribuées à la pelle…

  • A Marseille un grand chantier est en cours à la prison des Baumettes

    24 septembre

    Le prétexte affiché par l’État serait de mettre un terme à la vétusté de cette vieille taule, et de créer des « conditions d’enfermement plus dignes » pour les détenu-es. Derrière le langage humanitaire, le véritable objectif de cette restructuration est clairement de pouvoir enfermer plus de monde, et de manière plus sécurisée (renforcer l’isolement des détenu-es, limiter les contacts entre elles-eux, empêcher les solidarités, les mutineries et les évasions).

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