Dernier ajout : 23 juillet 2012.
Sur la religion et autres fléaux de ce monde
Souvent, des prétendus adversaires partent en fait de la même base, partageant une même logique et ce n’est que la façade de leurs « solutions » qui diffère. Prenons par exemple les politiciens. Tous veulent se distinguer les uns des autres, proposant d’autres « programmes ». Mais tous sont d’accord que c’est eux, les politiciens de tout bord, qui sont les seuls capables d’organiser le vivre-ensemble. Aucun politicien ne croit à la capacité de chaque être humain à organiser lui-même sa vie, selon ses envies et ses besoins, ensemble avec d’autres
Beaucoup de bruit pour pas grand chose, penseront certains. L’encre a en effet abondamment coulé depuis l’émeute du 20 juin à Belleville, et les phénomènes qui y ont brutalement surgi.
Des témoignages assez complets de ce qui s’est passé ce jour-là ont été publiés dans la foulée, accompagnés d’un certain nombre de remarques critiques plus ou moins pertinentes.
Le 20 juin 2010, avait lieu dans le quartier de Belleville (Nord-Est de Paris) une manifestation pour la « sécurité », organisée par diverses associations censées représenter la « communauté asiatique » pour demander aux autorités le renforcement d’un arsenal répressif qui nous pourrit déjà la vie (plus de flics, de caméras, de sanctions etc.). Durant cette manifestation, des échauffourées ont éclaté dans le quartier entre des centaines de manifestants contre la police, accusée de mal faire son travail, puis (...)
Dans ce monde où tout ressemble de plus en plus à une prison (prisons, hôpitaux psychiatriques, maisons de retraites, écoles, supermarchés, temples en tout genre, centres de rétention, transports, usines, urbanisme concentrationnaire, parcs et aires de jeux, logements, administration, etc.) il y a plusieurs choix possibles : la révolte et la lutte contre cet existant qui nous étouffe, la résignation, l’indifférence et la réappropriation des rapports de domination qui régissent cette société.
Ce jeudi, la grande messe qui se tenait à la basilique de Koekelberg et qui avait l’honneur d’accueillir une déléguation de 70 prêtres a été quelque peu perturbée. L’archevêque Monseigneur Léonard ne pouvait malheureusement pas faire partie de cette grande fête mais cela n’a pas empêché un petit groupe de personnes de venir interférer un moment le défilé solennel et silencieux de l’eucharistie, instant rituel de communion avec dieu. Des préservatifs remplis de shampooing sont jetés à travers les bancs de fidèles, de la teinture rouge vient colorer l’eau sacrée d’un bénitier, des slogans sont gueulés et, au moment de quitter l’assemblée hostile à l’intervention, deux alarmes suspendues à des ballons d’hélium s’envolent vers les hauteurs de la basilique. Elles vont se nicher contre le plafond et feront résonner leur douce mélodie bien après cette apparition furtive.
Le texte qui suit est également dispersé dans les airs au dessus de la foule
La pratique anarchiste est brusquement retombée ces dernières années, avec peu d’actions, que ce soit à un niveau « de masse », ou au niveau de groupes spécifiques. Par conséquent, nous voyons un « revival » de la vieille question de la meilleure façon de se rapprocher du « communisme » ou de la construction de situations qui expriment non seulement nos idées mais aussi des valeurs morales et culturelles, mais qui sont aussi capables de satisfaire notre fondamental besoin individuel et collectif de liberté. Autrement dit, il y a une proposition de créer des points de référence qui vont au-delà de la division classique entre le personnel et le « politique ».
Une révolte naïve de la culture populaire rurale contre l’oppression de l’Eglise et des élites urbaines et savantes, car c’est majoritairement dans les zones géographiques en cours de christianisation et dans lesquelles le pouvoir religieux était faible, dans les zones tardivement conquises, éloignées des centres de décisions et aux confins de la chrétienté qu’ont proliféré ces marginaux hostiles aux efforts de normalisation, d’intégration et d’acculturation déployés par l’Eglise et le pouvoir monarchique. En effet, l’impiété est à l’époque moderne, un acte de rébellion. La sorcellerie peut donc être vue comme la réaction du marginal qui sait son mode d’existence et sa liberté menacés par un nouvel ordre des choses imposé par les autorités religieuses.
Brochure où l’on parle de religion, de la croyance, du doute, de la fidélité, du sacrifice, de la profanation, du citoyennisme, d’amour, d’amitié et d’Etat.
Le doute, pour commencer...
Un ami me posait récemment la question suivante, à savoir si je lui faisais entièrement confiance. Cette demande me laissa premièrement sans réponse. Devant son insistance, je me contentais de lui répondre que je ne me posais pas la question en ces termes, et que je ne trouvais pas le mot approprié pour aborder ce sujet. Cette remarque sembla jeter un froid, puisque l’ami en question interpréta ma réponse de la manière suivante : je ne lui faisais pas confiance, voila qui (...)