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Petits carnets d’exploitation

Dernier ajout : 1er avril 2014.


  • Petits carnets d’exploitation n°3 : "Fais-moi un café et crève"

    1er avril 2014

    Nous sommes heureux d’accueillir une nouvelle auteure dans nos Petits carnets d’exploitation. N’hésitez pas, vous aussi, à nous envoyer les vôtres, parce que parler de l’esclavage salarié, partager les expériences et faire avancer sa critique, c’est déjà un bon début pour en finir avec la dictature du fric et du travail.

  • Petits carnets d’exploitation n°2 : Le sous-monde du travail

    3 septembre 2013

    Après quelques semaines de « vacances », qui étaient bien moins vacantes que n’importe quelle heure de travail, l’arrivée au travail de ce matin fut sèche et rugueuse. Passer de moments de curiosité, d’entrain, de détente, de contemplation, d’amour, d’aventure et de joie avec des personnes de confiance ou seul, à un dédale de faux-semblants, à l’agenouillement répété, à la concurrence, la délation et les sourires forcés, ces maudits sourires forcés… Bref, passer de l’intensité au néant, passer d’une bouffée de vie à se faire bouffer par la mort, contraste insoutenable. Alors on transforme la rage en ennui, pour survivre encore un peu. On se martèle le cerveau de stoïcisme, on enfile le tablier et on y va, on appuie sur off, on rentre dans le rôle, on se fait baiser la gueule et on rentre à la cage, exténué. Puis on essaye d’oublier rapidement et de ne plus y penser parce que ce vide est effrayant, parce que ça file le vertige de perdre sa vie de la sorte.

  • Petits carnets d’exploitation n°1 : Travailler est une horrible chose

    18 janvier 2013

    Travailler est une horrible chose. Tous ceux qui se brisent l’échine sur des machines à coudre, s’abrutissent le cerveau devant des ordinateurs, suent dans des call-centers, se mutilent à porter des cartons dont ils ne connaissent même pas le contenu, pleurent dans les chiottes pour effacer cet horrible sourire qu’ils doivent tenir face au client, et tous les autres qui perdent une partie de leur force en manœuvrant répétitivement des gestes qui ne leur apportent rien d’autre qu’un peu d’argent qui passera du compte en banque de leur patron à celui de leur propriétaire, tous ceux-là sont au moins capables d’en convenir. Le travail est ce mélange de tristesse, d’ennui, de douleur, de frustration, d’enfermement et de faux-semblants. Il est une action à l’encontre de nos corps, de notre épanouissement, de notre subsistance, et contrairement aux lieux communs, de notre survie. Alors oui, le travail est une horrible chose. Peut-être quelques cadres, chefs d’entreprise, artistes, scientifiques ou autres me contrediront dans cette affirmation, mais à vrai dire, y a t il encore autre chose que des esclaves heureux pour tenir compte de leurs objections dans leur vie quotidienne ?


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