Dernier ajout : 24 mai.
La société est bien foutue. Ils mettent des uniformes aux connards pour qu’on puisse les reconnaître.
Bruxelles – Le 22 mai 2013 vers 6h du matin, des dizaines de policiers de la section anti-terroriste de la police fédérale judiciaire investissent et perquisitionnent 3 domiciles où habitent notamment des compagnons anarchistes et anti-autoritaires ainsi que la bibliothèque anarchiste Acrata. Toutes les personnes présentes (11) sont arrêtées et emmenées aux bureaux de la police fédérale.
Les accusations sont : appartenance à une organisation terroriste, association de malfaiteurs et incendie(s) volontaire(s). L’opération est baptisé « cendres » et est dirigée par la juge d’instruction Isabelle PANOU, tristement célèbre pour sa longue carrière au service de l’Etat. Vers 13h, tout le monde est relâché sans avoir eu à comparaître devant la juge d’instruction.
On avait déjà publié ici le 30 avril dernier une petite note sur la propagande qui montait dans les médias espagnols contre la mauvaise partie du mouvement anarchiste : "Espagne : les services de renseignement contre les mauvais anarchistes". Il y avait déjà une tambouille indigeste mélangeant la vieille théorie du triangle méditerranéen (Grèce-Italie-Espagne), la FAI-Informelle, et l’intervention offensive croissante, de façon générale, de compagnonNEs anonymes dans la conflictualité sociale et les manifestations. Depuis plusieurs jours, cette soupe est devenue encore un peu plus brouillée, selon une claire stratégie du pouvoir de semer toujours plus de division et de confusion à l’intérieur du mouvement.
Si on pense au fait que, dans la tradition chrétienne, c’est déjà le premier homme apparu sur terre qui a désobéi à la prescription divine et qui a subi une punition pour cela, et que c’est son descendant direct qui a accompli le premier meurtre, il est clair que l’origine de la justice se perd dans la nuit des temps, et qu’elle naît du problème posé par celui qui perturbe l’ordre social et économique.
Vous avez peut-être déjà remarqué les projets d’urbanisation affichés le long de l’Hôtel de ville ? On y voit clairement le souhait de la ville de Paris de « moderniser » toute la capitale, sans laisser de répit au moindre quartier. Parmi ses multiples projets pour y parvenir, la ville de Paris a lancé un grand programme de construction dans le 17e arrondissement, l’éco-quartier Clichy-Batignolles, qui devra se situer entre la gare de Pont-Cardinet, le métro Brochant et le périph’. Et comme la ville pacifiée qu’ils souhaitent est indissociable du système de répression qui la fait tenir, le ministère de la Justice a aussi un grand projet : un nouveau palais de justice pour reloger le Tribunal de Grande Instance (TGI) de l’île de la Cité, jugé trop petit pour la tâche qui lui incombe, c’est-à-dire protéger la société contre tout ce qui pourrait lui nuire. L’idée est donc de construire un bâtiment tout neuf, qui sera appelé la « Cité judiciare », près de la porte de Clichy, dans l’éco-quartier en prévision. Le ministère de la Justice a choisi d’en confier la construction à Bouygues, suivant les plans réalisés par l’architecte Renzo Piano, principalement connu pour avoir dessiné en 1977 l’infâme Centre Pompidou, mais également concepteur d’une bonne quantité de musées, aéroports et autres édifices dans le monde entier [nous vous proposerons dans un prochain numéro un portrait plus détaillé de cette starlette de la domination. En attendant, notons déjà que son agence se situe au 34 rue des Archives, 75004 Paris].
Le 25 avril au matin, à Madrid, jour de la manifestation "Assiège le Congrès" (voir ici), la police s’est répandue sur l’arrestation de quatre "membres" d’une "cellule anarchiste violente", qui avaient l’intention de brûler une banque. Pour avoir une (petite) idée du contexte particulier de ces incarcérations, sur fond de restructuration capitaliste nommée "crise", bien sûr, il faut avoir à l’esprit que la presse a relancé ces derniers jours l’"alerte terroriste" contre les anarchistes espagnols.
D’un (...)
Dans le cadre de l’accord global entre l’Union Européenne et le Mexique en cours de négociation, on apprend dans un journal mexicain (Alarma por los anarquistas mexicanos, la CH, 24 avril 2013) qu’Europol, dans un document interne du 4 avril 2013, insiste non seulement sur une coopération contre le narcotrafic, mais aussi contre ETA (dont certains membres seraient réfugiés au Mexique) et contre les anarchistes : "México est très importante pour Europol à cause des nombreuses attaques anarchistes (...)
24 avril 2013 : Avec la fermeture des enquêtes préliminaires (415bis) notifiée le 11 mars 2013, Nicola et Alfredo seront renvoyés en procès pour "attentat à finalité terroriste" (280bis), avec une procédure détachée du dossier pour "association terroriste" (270bis), qui reste ouvert avec une troisième inculpée. Ces deux volets concernent bien sûr la blessure de l’administrateur d’Ansaldo Nucleare à Gênes, mister Adinolfi.
Dans une procédure de prolongation d’enquête préliminaire, cinq compagnons de Bologne ont récemment appris qu’ils étaient sous enquête pour "association de malfaiteurs à finalité terroriste".
A propos de l’enquête et des contrôles judiciaires (les passages en italique sont des copié-collé du dossier d’instruction)
Le dossier ne comporte que très peu d’éléments justifiants l’intervention en grande pompe du 15 novembre .
Ils s’appuient d’abord sur un rapport de police dénonçant les inculpées comme appartenant « à la mouvance ultra gauche toulousaine dont un des thèmes forts défendus et dénoncés par ces militants est l’existence d’un établissement pénitentiaire pour mineurs à LAVAUR (81). Outre (...)
Quatre mandats d’arrêt et deux interdictions de territoire : voici les requêtes émises par le juge Giuseppe Salerno, et que la police a tenté d’exécuter à Turin ce matin. Les mandats ont été émis suite au rassemblement devant le centre le 28 février dernier en soutien à un retenu qui résistait à son expulsion lors duquel un reporter de chronique de Turin a été justement maltraité (regardez ici un exemple de sa prose).