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Sur l’Anarchisme

Dernier ajout : 24 août.

« Vivre au-delà des lois qui asservissent, au-delà des règles étroites, même au-delà des théories formulées pour les générations à venir. La vie sans croire dans le paradis terrestre. Vivre pour l’heure présente au-delà du mirage de sociétés futures. Vivre et sentir l’existence dans le plaisir féroce de la guerre sociale. C’est plus qu’un état d’esprit : c’est une façon d’être, et immédiatement. »
Zo D’Axa.


  • L’important ce n’est pas de savoir d’où on vient mais de décider où on va

    10 septembre

    Parlons un peu de nous-mêmes, nous les humains. On nous a rangés dans des cases qui sont autant de cages, quand nous ne l’avons pas fait nous-mêmes, on nous a séparés sur des critères qui n’étaient pas les nôtres et en fonction de causes ou d’identités qui n’ont jamais été les nôtres. On nous a compartimentés, classifiés, on a transformé ce qui pourrait être des relations simples entres humains en de sinueux labyrinthes semés de séparations imaginaires rendues réelles et entretenues par une armada de lois, qu’elles soient inscrites dans des codes pénaux ou dans des codes sociaux, moraux et traditionnels. Mais au fond qu’est-ce qui nous différencie vraiment ?

  • Il faut du vent pour que le feu se propage

    24 août

    Tout milieu, aussi minuscule soit-il, tend à se clôturer. On part de la critique en dénonçant ce qui existe, puis on arrive aux propositions concrètes quant à comment réagir et on s’accroche à celles-ci, comme s’il s’agissait d’un salut jamais découvert auparavant. La critique est réduite à la forme du slogan, les propositions deviennent des modèles à poursuivre pour les initiés, pour ceux qui partagent les mêmes soucis par rapport au monde qui nous entoure. Il ne reste qu’à répéter la même formule jusqu’à ce que ça se « généralise ».

  • Quatre abandons et une abolition

    4 août

    L’identité est extérieure à l’individu. Elle est la conséquence de son appartenance imposée à une catégorie sociale qui lui est préexistante. Ces catégories sociales sont arbitraires – pourquoi être femme, noire, lesbienne ou prolétaire sont des catégories sociales et pas le fait d’être yeux-verts, ambidextre, albinos ou intolérant au lactose ? – et déterminent si les individus qui y sont classés vont subir ou non de l’oppression. S’identifier à une catégorie, c’est faire sienne son oppression ou alors assumer son rôle de bourreau comme étant constitutif de sa personne.

  • Mexique : sur l’auto-dissolution des "Cellules Autonomes de Révolution Immédiate–Praxedis G. Guerrero"

    29 juillet

    Il faut être authentiques et créatif-ve-s, il faut chercher nos propres chemins, entrevoir nos propres horizons, créer nos propres projectualités et projets de lutte et cesser d’essayer d’imiter les guérillas rouges, arrêter de vouloir se mettre « à leur niveau » et de fanatiser leur image visuelle ou le fétichisme des armes, laisser de côté et critiquer la glorification des attaques armées spectaculaires qui s’imposent elles-mêmes comme la forme supérieure de lutte ou d’attaque face aux attaques plus simples.

  • Chili : Quelques réflexions depuis une perspective anti-capitaliste/ anti-autoritaire au sujet de ce qu’il s’est passé le 21 mai à Valparaíso

    22 juin

    NdT : Ce texte est une tentative de réflexion suite à la mort d’un veilleur de nuit dans l’incendie d’un immeuble, qui a eu lieu dans le contexte d’une manifestation à Valparaíso, au Chili, le 21 mai dernier. Plus en général c’est une réflexion sur la conflictualité contre l’existant et les conséquences de nos actes et des moments de lutte auxquels on participe. Il n’est pas inintéressant de réfléchir à ce sujet, toute proportions gardées, dans un moment où ici en France on débat sur la “légitimité” ou pas de certaines attaques et la façon dont elles seront perçues (on parle évidemment des dissociations de la casse à l’hôpital Necker)

  • Athènes (Grèce) : Quelques mots sur l’exécution anonyme d’un dealer à Exárcheia

    13 juin

    Il y a quelques jours dans le quartier d’Exárcheia, à Athènes, un homme de 35 ans, membre actif de la mafia albanaise et dealer connu du mouvement anarchiste pour des propos déplacés envers des compagnonnes et des attaques au couteau, a été exécuté. Touché par quatre balles, il meurt une heure plus tard à l’hôpital.

  • Ceci n’est pas une insurrection

    3 juin

    Je ne veux ni cracher, ni me hausser au dessus de tout ce qui se passe et ne se passe pas au cours de ce mouvement dit « contre la loi travail ». Parfois, les mots servent précisément cette fonction-là. Au final, il est vrai que dire et écrire est une mobilisation très limitée des fonctions corporelles et mentales. Il y en a d’autres qui ont autant d’importance : les bras qui font des gestes, les jambes qui savent courir, et les cœurs qui battent. Les premiers se détachent trop aisément de ces derniers et risquent ainsi de se constituer comme monde à part. Le risque, on le porte chaque fois qu’on ouvre la bouche ou qu’on se met à bouger nos petits doigts pour écrire. Et pourtant…

  • Récit du premier mai 2016 à Paris : Des anarchistes profanent le cortège libertaire

    4 mai

    1er mai 2016. Comme chaque dimanche c’est le marché de la Place des Fêtes. Comme chaque 1er mai c’est le super-marché des organisations libertaires. Toujours la même routine, les mêmes mines résignées, les mêmes slogans tristes, les mêmes banderoles mythomanes ("Kill capitalisme", "Grêve, pillage, sabotage"). Cette année quelques individus ont décidé de briser cette routine, et l’anarchisme s’est invité au cortège libertaire.

  • Imposer l’ordre moral à coup de marteau – Communiqué de La Discordia

    29 avril

    Casser les vitres d’une bibliothèque anarchiste comme un enfant casse un Rubik’s Cube qu’il ne parvient pas à résoudre, par inconséquence, par défaut d’intelligence et de maturité, et dans ce cas précis, on pourra parler de débilité légère, est bien l’attaque la plus glorieuse de l’année, même pas foutue d’être revendiquée, et donc expliquée, argumentée, assumée politiquement. On préfère racler les fonds de poubelles. Aujourd’hui, les idiots du village alternatif ont encore « frappés ». Leur lâcheté n’égale que leur impuissance chronique à développer la moindre analyse sérieuse pour contrer les perspectives de révolution internationaliste qu’ils craignent en gigotant bruyamment. La lâcheté de ne pas savoir défendre ses idées face à des visages qui peuvent répondre, plutôt que des vitres, qui ne feront que coûter des centaines d’euros à quelques galériens pour qui la lutte est toujours passée avant la subsistance. Était-ce le but ? Attaquer un projet anarchiste au portefeuille ? Pomper des centaines d’euros à des chômeurs et RSAstes déjà en plein dans le viseur de la répression ? Nos ennemis communs raffolent de vos envolées, et vous confirmez que, parfois, les ennemis de nos ennemis sont aussi nos ennemis (en effet, qu’est ce que des révolutionnaires auraient encore en commun avec des philo-religieux qui pensent que l’humanité se divise en « races » ? ).

  • Les cinq « martyrs » de Chicago : Innocents ou coupables ?

    29 avril

    Les anarchistes exécutés n’étaient pas des enfants de chœur, qu’on se le dise. La plupart d’entre eux étaient de la tendance insurrectionniste (comme on disait à l’époque) et prônaient l’action directe et la violence révolutionnaire, tout en faisant l’apologie, comme le disait la chanson, de la « meilleure amie » du prolétaire : la chimie. Que ce soit leur main ou celle de Schnaubelt qui ait lancé la bombe n’a donc aucune importance, tous étaient complices et l’inauguration des hostilités n’était que la première étape d’une tension insurrectionnelle décomplexée. Laissons ces considérations à ceux dont c’est le métier, juges et flics auparavant et historiens aujourd’hui. Ce qui nous intéresse au contraire aujourd’hui, c’est de ne pas occulter la partie la plus importante de cette histoire. Cette attaque à la bombe n’était qu’un moment (certes culminant) parmi d’autres dans une tension pensée et exécutée de façon à faire éclater une insurrection violente contre l’État et le Capital dans les rues de Chicago. C’est pour cette raison que l’appel à cette journée chaude demandait précisément aux travailleurs de venir armed and ready (ce qui ne fut certes pas le cas de tous), certainement pas pour défiler pacifiquement en mangeant des gaufres.

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