mercredi 25 novembre 2009
Affiche réactualisée suite aux péripéties judiciaires et à la validation du contrat de la Cimade, France Terre d’Asile, l’Assfam, Forum Réfugiés et l’Ordre de Malte. Exit l’anecdotique Collectif Respect.
La machine à expulser est une des saloperies, si banale, de la normalité de ce système basé sur l’exploitation et le contrôle. D’un système qui voudrait tous nous voir soumis ou résignés. Les centres de rétention sont donc aussi le miroir de la réalité carcérale dans laquelle nous vivons : arrêter et enfermer en masse des sans-papiers, les expulser par milliers, c’est faire pression sur chacun de nous.
Avec leurs barbelés, leurs barreaux, leurs caméras et leurs matons, ces prisons pour étrangers sont de véritables camps démocratiques.
Sous prétexte d’aider les sans-papiers enfermés, la Cimade, France Terre d’Asile, l’Assfam, Forum Réfugiés et l’Ordre de Malte viennent de se repartir le marché de l’information juridique contre cinq millions d’euros. Entreprises prestataires de service, elles s’engraissent et participent à la machine à expulser, s’ajoutant à la longue liste de ceux qui tirent déjà profit de l’enfermement (construction, logistique, transport…) .
Au bal masqué de la bonne conscience, le sourire humanitaire de la domination n’est alors que l’autre face de sa matraque.
Ainsi, ces vautours caritatifs n’ont en fait d’autre
fonction que d’offrir une gueule plus respectable
à l’arbitraire des déportations, et de faire le tri
pour le compte de l’Etat en réduisant la vie à de
« bons » et de « mauvais » dossiers.
Sur un principe de délégation, ces illusionnistes
de l’évasion juridique garantissent qu’on ne peut sortir
des centres qu’en se pliant aux règles du jeu. Ils isolent,
séparent et divisent là où il pourrait y avoir de la solidarité
et des luttes. En somme, ils vont à l’encontre de toute
révolte, et se retrouveront inévitablement en travers
du chemin de tout amant de la liberté.
Dans cette guerre sociale sans trêve, pour subvertir l’ordre de ce monde, brisons le consensus et attaquons tout ce qui fait de nous des indésirables.
Trouvée sur Indy Nantes.