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Antifascisme et « antisionisme »

De l’Affaire Dreyfus à l’incident Yardeni : la haine des bourgeois juifs (et beaucoup moins des autres), une vieille tradition de gauche

mardi 4 mars 2014

Un grou­pus­cule « marxiste-lénin­iste » s’est réc­emment illus­tré par des slo­gans assi­mi­lant le « sio­nisme » au fas­cisme dans une mani­fes­ta­tions « anti­fas­ciste » à Toulouse le 22 février 2014. Ce grou­pus­cule s’en est ver­ba­le­ment pris à une représ­ent­ante locale du CRIF [1], la trai­tant de « fas­ciste », puis a publié un com­mu­ni­qué considérant que le CRIF n’avait pas sa place dans la rue contre l’antisé­mit­isme « ni à Toulouse ni ailleurs ». Une ban­de­role opérant le même amal­game entre sio­nisme et fas­cisme était déjà appa­rue lors d’une mani­fes­ta­tion pari­sienne sou­te­nue notam­ment par Alternative liber­taire, le CAPAB (Collectif Antifasciste Paris Banlieue), la CNT, le Comité pour Clément, Les Lesbians of Color, les lycéens du MILI, Solidaires étudiants, etc., le 9 février 2014.

On remar­quera que l’extrême droite a, elle aussi, choisi de pren­dre pour cible une orga­ni­sa­tion qu’elle qua­li­fie de « sio­niste », en l’occur­rence la LICRA (Ligue contre le racisme et l’antisé­mit­isme). Soral, Dieudonné et leurs compères fas­cis­tes (sans guille­mets) deman­dent l’inter­dic­tion de la LICRA jugeant que la France serait « LICRAisée », expres­sion codée pour « judaïsée », qui serait, elle, pas­si­ble de pour­sui­tes judi­ciai­res.

Les deux cam­pa­gnes de ce grou­pus­cule maoïste, d’un côté, et des fas­cis­tes Soral et Dieudonné, de l’autre, sont donc par­fai­te­ment parallèles et com­plém­ent­aires. Elles repo­sent toutes deux sur l’idée que les « sio­nis­tes »pour les uns, les « Juifs » pour les autres auraient trop de pou­voir dans les médias, trop d’influence dans la société, trop de pou­voir dans l’Etat, voire qu’il fau­drait inter­dire leurs orga­ni­sa­tions ou les mani­fes­ta­tions qu’elles orga­ni­sent, ou leur prés­ence lors de mani­fes­ta­tions dites de gauche ou d’extrême gauche. En clair, que seuls des non-juifs qui ne se sont jamais par­ti­cu­liè­rement dis­tin­gués dans la lutte concrète contre l’antisé­mit­isme (rap­pe­lons le silence de la majo­rité des anti­sio­nis­tes à propos de Dieudonné depuis 2004) auraient le droit à la parole dans l’espace public, mais que par contre les Juifs et les juifs, eux, s’ils sont vic­ti­mes de l’antisé­mit­isme, n’ont pas le droit d’ouvrir leur gueule, sauf à conchier l’Etat d’Israël, véri­table sauf-conduit pour avoir la per­mis­sion de mani­fes­ter aux côtés de la gauche et de l’extrême gauche…

Le grou­pus­cule maoïste en ques­tion, les fas­cis­tes français et cer­tains éléments des réseaux de l’Action anti­fas­ciste ou des milieux d’extrême gauche, d’ultra­gau­che, alter­mon­dia­lis­tes ou liber­tai­res (je n’en dresse pas la liste, ils se reconnaîtront) par­ta­gent la qua­li­fi­ca­tion du sio­nisme comme une variété de fas­cisme.

Les négati­onn­istes et les fas­cis­tes ont évid­emment tout intérêt à considérer que les sio­nis­tes sont au moins aussi cri­mi­nels sinon pires que les nazis et à mentir sur le judéo­cide ; les « marxis­tes-lénin­istes » et les liber­tai­res anti­fas­cis­tes, eux, qui n’ont jamais rien com­pris grand-chose à l’antisé­mit­isme ni au racisme d’ailleurs, se conten­tent de rado­ter les mêmes cli­chés sur l’usure juive au Moyen Age et l’anti­ju­daïsme chrétien comme si nous vivions encore à l’époque de l’Inquisition, qu’un prolé­tariat juif n’était pas apparu au XIXe et au XXe siècles avec des orga­ni­sa­tions anti­ca­pi­ta­lis­tes de masse, et que l’islam jouait le même rôle poli­ti­que aujourd’hui qu’au XVIe siècle.

Tout le monde à gauche, à l’extrême gauche et chez les liber­tai­res devrait pour­tant savoir que « sio­niste » est sou­vent un mot codé pour juif (reli­gion) ou Juif (peuple).

En effet, le sio­nisme est une idéo­logie natio­na­liste, d’ori­gine laïque, hétérogène, mul­ti­forme, dont une des inter­pré­tations (deve­nue pro­gres­si­ve­ment la plus réacti­onn­aire) est deve­nue la doc­trine offi­cielle d’un Etat-nation (Israël) mais qui conti­nue à avoir plu­sieurs sen­si­bi­lités (des fau­cons aux colom­bes, des racis­tes anti­pa­les­ti­niens aux par­ti­sans de deux Etats selon des fron­tières à définir, des reli­gieux aux athées, de l’extrême droite à la gauche social-démoc­rate, etc.).

Dès 1947 les sio­nis­tes laïques au pou­voir ont conclu d’impor­tants com­pro­mis avec les juifs reli­gieux conser­va­teurs pour jus­ti­fier l’exis­tence de cet Etat aux yeux des Juifs ou juifs du monde entier, com­pro­mis qui ont eu une influence par­ti­cu­liè­rement néf­aste (contrôle de l’état civil par les reli­gieux, jus­ti­fi­ca­tion reli­gieuse de l’accrois­se­ment de la colo­ni­sa­tion après 1967, trans­for­ma­tion d’un conflit natio­nal et poli­ti­que en un conflit reli­gieux par défi­nition inso­lu­ble, etc.). Considérer que LE sio­nisme serait une forme de fas­cisme, c’est soit considérer tous les habi­tants juifs d’Israël comme des fas­cis­tes soit employer une défi­nition abso­lu­ment lou­fo­que du fas­cisme. Mus par des pas­sions poli­ti­ques, par des sen­ti­ments irra­tion­nels, les anti­sio­nis­tes pas­sent géné­ra­lement d’un regis­tre à l’autre.

Si Israël est un Etat fas­ciste, com­ment se fait-il que des anti­sio­nis­tes israéliens puis­sent y mili­ter ouver­te­ment sans être tor­turés et liquidés – ou au mini­mum empri­sonnés ou internés dans des camps ? Comment se fait-il que toutes les actions colo­nia­les et cri­mi­nel­les de l’Etat israélien soient déc­rites en détail par des orga­ni­sa­tions juives mili­tant au grand jour dans cet Etat qui serait « fas­ciste » ? Comment se fait-il que des anti­fas­cis­tes puis­sent s’expri­mer aussi libre­ment dans la presse, dans l’édition, à l’uni­ver­sité et jusque dans l’armée d’un Etat « fas­ciste »… comme Israël ? Comment se fait-il qu’un Etat « sio­niste-fas­ciste » finance des films israéliens cri­ti­ques vis-à-vis du sio­nisme, primés dans toute une série de fes­ti­vals ?

Cette épithète de « fas­cis­tes » accolée aux « sio­nis­tes » est à la fois incohér­ente, d’un point de vue poli­ti­que (elle peut s’appli­quer à n’importe quel Etat de la planète, à com­men­cer par la France), et sur­tout cri­mi­nelle parce qu’elle pro­page, volon­tai­re­ment ou invo­lon­tai­re­ment peu importe, la haine des Juifs et des juifs, où qu’ils vivent, sous le cou­vert de l’anti­sio­nisme. Et cette pro­pa­gande de gauche, d’extrême gauche ou liber­taire est en com­mu­nion totale (cons­ciem­ment ou pas, peu importe) avec la pro­pa­gande fas­ciste, négati­onn­iste, natio­nal-popu­liste ou d’extrême droite. Et d’ailleurs aussi avec la pro­pa­gande de cer­tains grou­pes musul­mans fon­da­men­ta­lis­tes et des 57 Etats de l’Organisation de la confér­ence isla­mi­que (OCI qui, elle, bien sûr n’est pas du tout « com­mu­nau­ta­riste » pour les anti­sio­nis­tes – contrai­re­ment au CRIF qui, lui incarne, la quin­tes­sence du com­mu­nau­ta­risme…)

Tout comme l’extrême droite, le grou­pus­cule maoïste qui est inter­venu à Toulouse et cer­tains grou­pes anti­fas­cis­tes-anti­ca­pi­ta­lis­tes ou anti-impér­ial­istes appar­te­nant à d’autres cou­rants perpétuent en fait une vieille tra­di­tion anti­ca­pi­ta­liste-antisé­mite qui a com­mencé avec l’arti­cle de Marx sur « La Question juive », ou les propos antisé­mites que l’on trouve chez Proudhon et Bakounine.

Cette tra­di­tion anti­ca­pi­ta­liste-antisé­mite s’est pour­sui­vie

– par la neu­tra­lité d’une partie de la gauche (y com­pris – au départ – celle de Jaurès) et de cer­tains anar­chis­tes pen­dant l’Affaire Dreyfus (déjà dénoncé à l’époque comme un bour­geois, un mili­taire et un réac par la gauche abs­ten­tion­niste en matière d’antisé­mit­isme ; ces qua­li­fi­ca­tifs étaient certes justes mais n’étaient qu’un prét­exte pour ne pas s’atta­quer à l’antisé­mit­isme des tra­vailleurs et des exploités, en espérant che­vau­cher cet antisé­mit­isme radi­cal et l’orien­ter habi­le­ment vers une direc­tion révo­luti­onn­aire) ;

– par la dén­onc­iation obses­sion­nelle du rôle des usu­riers juifs et des Rothschild ou d’autres ban­quiers juifs (accom­pa­gnée par une dén­onc­iation beau­coup plus dis­crète des ban­quiers catho­li­ques ou pro­tes­tants, pour­tant ultra­ma­jo­ri­tai­res eux, dans la banque et la finance) dans la pro­pa­gande des partis socia­lis­tes avant 1914 puis com­mu­nis­tes après 1917 (le ciblage exclu­sif, ou outran­cier, du rôle des indi­vi­dus capi­ta­lis­tes, juifs ou pas, au dét­riment de la cri­ti­que glo­bale du système capi­ta­liste, est une des fai­bles­ses du mou­ve­ment ouvrier depuis ses ori­gi­nes) ;

– par l’incom­préh­ension totale des reven­di­ca­tions cultu­rel­les et/ou natio­na­les juives, fus­sent-elles celles de l’auto­no­mie natio­nale et cultu­relle prônée par le Bund en Russie et en Pologne (Bund que les anti­sio­nis­tes de gauche actuels ten­tent cyni­que­ment de récupérer) ;

– par le silence sur l’antisé­mit­isme en URSS et dans les démoc­raties popu­lai­res ;

– par la négation de l’impor­tance his­to­ri­que du judéo­cide pen­dant la seconde guerre mon­diale, négation qui fut aussi entre­te­nue parmi les rés­istants de gauche, juifs ou pas, durant la Seconde guerre mon­diale et jusqu’aux années 60 ;

– par le sou­tien (plus ou moins cri­ti­que) aux orga­ni­sa­tions natio­na­lis­tes et indép­end­ant­istes du Proche et du Moyen-Orient qui, dès les années 20, ont com­biné anti-judaïsme reli­gieux (d’ori­gine musul­mane plu­risé­culaire), antisé­mit­isme com­plo­tiste (dif­fu­sion mas­sive des thèses des Protocoles des sages de Sion et influence des thèses nazies et fas­cis­tes), col­la­bo­ra­tion avec l’Allemagne hitléri­enne, puis alliance straté­gique avec l’impér­ial­isme russe, etc.

Cette tra­di­tion anti­ca­pi­ta­liste-antisé­mite a trouvé des pro­lon­ge­ments récents avec la dén­onc­iation extrê­mement bruyante de per­son­na­ges comme Maddoff, Fabius, DSK, asso­ciés à des scan­da­les méd­ia­tiques ; des néoc­ons­er­vateurs juifs amé­ricains ; ou encore du général Sharon assi­milé à Hitler – tous Juifs ou juifs censés incar­ner de façon exem­plaire tous les maux du capi­ta­lisme et de l’impér­ial­isme.

Comme tous les marxis­tes ortho­doxes, le grou­pus­cule maoïste qui est inter­venu à Toulouse contre Mme Yardeni n’aime pas les bour­geois, ce qui, a priori, nous le ren­drait plutôt sym­pa­thi­que.

Mais comme cer­tains marxis­tes et cer­tains anar­chis­tes c’est sur­tout les bour­geois juifs que ce groupe dét­este. Et ce groupe devient alors net­te­ment anti­pa­thi­que. Les bour­geois comme Friedrich Engels qui était non seu­le­ment un bour­geois mais un capi­ta­liste et qui finança Marx toute sa vie ; comme le mll­lio­naire Feltrinelli qui publia pen­dant des années des cen­tai­nes d’ouvra­ges marxis­tes de toutes ten­dan­ces ; ou comme Soros qui finance le Collectif contre l’isla­mo­pho­bie en France, ces bour­geois-là ne gênent pas le moins du monde nos maoïstes – pas plus qu’ils n’étaient gênés d’être financés par l’Etat capi­ta­liste chi­nois dans les années 60 et 70, grâce à la plus-value récoltée sur la sueur et le sang des prolét­aires chi­nois.

Quant à Mao-Tsé-toung l’idole de ce grou­pus­cule, non seu­le­ment il était plus que mul­ti­mil­liar­daire comme tous les digni­tai­res du prét­endu régime « com­mu­niste » chi­nois, mais en plus il avait plus de sang de prolét­aires et de pay­sans pau­vres sur les mains que tous les généraux de l’armée israéli­enne réunis depuis 67 ans. Mais ces bour­geois chi­nois-là ne gênent pas du tout ce grou­pus­cule maoïste, parce qu’ils ne sont pas juifs.

En vou­lant sortir Mme Nicole Yardeni de la manif de Toulouse, manif inter­clas­siste, ouverte à tous les bour­geois à condi­tion qu’ils soient opposés à l’homo­pho­bie, l’antisé­mit­isme et le racisme, ce grou­pus­cule maoïste, en dehors de se faire un peu du pub gra­tuite a sur­tout montré à quel point cer­tains mili­tants qui se réc­lament du marxisme, du marxisme-lénin­isme voire même de l’anar­chisme (à en juger par les com­men­tai­res favo­ra­bles à cette action sur des sites liber­tai­res) trou­ve­ront tou­jours des vertus anti­ca­pi­ta­lis­tes ou anti-impér­ial­istes à l’antisé­mit­isme, à condi­tion de le dis­si­mu­ler sous une fine couche d’anti­sio­nisme [2]

Tant que TOUS les cou­rants dits marxis­tes ou d’extrême gauche, anti­fas­cis­tes et anar­chis­tes, ne feront pas un bilan poli­ti­que sérieux de leur contri­bu­tion active à l’anti­ca­pi­ta­lisme et à l’anti-impér­ial­isme antisé­mites, de tels inci­dents mina­bles, voire d’autres plus graves, se repro­dui­ront. Les gau­chis­tes (nous uti­li­sons déli­bérément ce terme jour­na­lis­ti­que et vague pour désigner ce conglomérat confus et au ver­biage pseudo-radi­cal) conti­nue­ront à nier le caractère antisé­mite de l’assas­si­nat d’Ilan Halimi ou des meur­tres commis par Mohammed Merah. Ils conti­nue­ront à trou­ver normal que l’ins­crip­tion « CRIF à mort » sur les murs de Toulouse ne mérite pas le moin­dre com­men­taire cri­ti­que.

Et le plus grave c’est qu’ils ren­for­ce­ront et jus­ti­fie­ront, à leur éch­elle et dans les milieux qu’ils influen­cent, les thèses des orga­ni­sa­tions d’extrême droite, fas­cis­tes, fas­ci­san­tes ou natio­nal-popu­lis­tes qui, elles, ont beau­coup plus d’influence, y com­pris sur les prolét­aires, que ce grou­pus­cule ou que les réseaux anti­fas­cis­tes…

A vous de choi­sir, « cama­ra­des », qui sont sont vos amis et qui sont vos enne­mis…

Y.C., Ni patrie ni fron­tières, 1/3/2014

[Repris de mondialisme.org.]


On pourra consulter sur ce site le Mot-clé A propos de négationnisme pour approfondir la question spécifique du négationnisme.


[1Le Crif regroupe les orga­ni­sa­tions sui­van­tes : ABSI Keren-Or ; Adath Shalom - Communauté juive Massorti de Paris ; Agence juive pour Israël ; Alliance Israélite Universelle ; Amicale de liai­son des anciens rés­istants juifs ; Amicale des Juifs ori­gi­nai­res du Maroc ; Amis du musée d’Israël à Jérusalem ; Anciens de la Résistance juive (ARJ) ; Arts et tra­di­tions popu­lai­res des Juifs de Tunisie (ATPJT) ; Association de coopé­ration éco­no­mique France-Israël (ACEFI) ; Association des anciens com­bat­tants et engagés volon­tai­res juifs ; Association des Juifs des Grandes Ecoles (AJGE) ; Association des médecins israé­lites de France (AMIF) ; Association des phar­ma­ciens juifs de France (APJF) ; Association indép­end­ante des anciens déportés juifs de France ; B’nai B’rith France ; B’nai B’rith Youth Organization (BBYO) ; Centre com­mu­nau­taire de Paris ; Centre Medem ; Centre Rambam ; Cercle Bernard Lazare ; Comité français de l’asso­cia­tion inter­na­tio­nale des juris­tes juifs ; Comité français pour Yad Vashem ; Coopération fémi­nine ; Département édu­catif de la jeu­nesse juive (DEJJ) ; E ; Eclaireuses, écl­aireurs israé­lites de France (EEIF) ; Farband - Union des sociétés juives de France (USJF) ; Fédération des anciens com­bat­tants juifs de France ; Fédération des asso­cia­tions sép­ha­rades de France (FASF) ; Fédération des Sociétés Juives de France (FSJF) ; Fédération du judaïsme libéral fran­co­phone ; Fédération franç­aise Maccabi ; Fédération natio­nale des écoles juives auto­no­mes (FNEJA) ; Fédération Sioniste de France ; Fils et Filles Déportés Juifs de France (FFDJF) ; Fonds social juif unifié (FSJU) ; Hachomer Hatzaïr ; Hadassah France ; Jeunesse Loubavitch ; Judaïsme et Liberté ; Keren Kayemeth Leisrael (KKL) ; La Solidarité ; Maguen David Adom ; Mémorial de la Shoah ; Mouvement juif libéral de France (MJLF) ; Naguilah ; Oeuvre de Secours aux Enfants (OSE) ; ORT ; Ozar Hatorah ; Rambam France ; Rassemblement des avo­cats juifs de France (RAJF) ; Renouveau juif ; Section franç­aise du congrès juif mon­dial ; Socialisme et Judaïsme ; Union des asso­cia­tions inter­com­mu­nau­tai­res de la région pari­sienne ; Union des cadres juifs de France ; Union des cen­tres com­mu­nau­tai­res ; Union des engagés volon­tai­res et anciens com­bat­tants juifs (UEVACJ) ; Union des étudiants juifs de France (UEJF) ; Union des médecins den­tis­tes et phar­ma­ciens amis d’Israël (UMDPAI) ; Union libé­rale israé­lite de France (ULIF) ; Union natio­nale des amis de Tlemcen .

[2Ceux qui ont le cœur bien accro­ché pour­ront lire les com­men­tai­res enthou­sias­tes des par­ti­sans du fas­ciste antisé­mite Alain Soral sur le site Egalité et réc­on­cil­iation, et com­pa­rer les argu­men­tai­res de l’extrême droite et du grou­pus­cule maoïste, ou d’autres anti­sio­nis­tes, sur cet inci­dent.

Dans le même ordre d’idées on pourra lire sur ce site l’arti­cle sur Bricmont et son usage « anti-impér­ial­iste de l’antisé­mit­isme » … et en général les 13 arti­cles consa­crés aux limi­tes de l’anti­sio­nisme sur ce site