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Mexique : Il n’y a pas que les partis politiques qui demandent l’amnistie, mais aussi certains « anarchistes »

Communiqué de soutien au compagnon Fernando Bárcenas

lundi 7 novembre 2016

Depuis quelques jours de nombreux compagnonnes et compagnons anarchistes nous demandent quelle était la position que défendaient les compagnons anarchistes en prison concernant la demande d’une loi d’amnistie promue par le parti politique de gauche « Morena ». Nous avons lu opportunément la déclaration du compagnon Fernando Bárcenas qui se refuse à participer à ce cirque politique, à faire partie de cette tentative de récupération par Morena des compagnons prisonniers et des causes de leur lutte. Nous exprimons par conséquent notre soutien total au compagnon dans sa position et son attitude conséquente.


Le mercredi 12 octobre dernier, le parti politique « Morena » a annoncé en conférence de presse sa demande d’une loi d’amnistie pour les prisonniers politiques, qui incluait dans sa liste les compagnons en grève de la faim (et d’autres qui se solidarisent en effectuant des jeûnes). Malheureusement les députés de Morena ne sont pas les seuls à avoir fait la promotion de cette loi. De la 38ème à la 43ème minute d’une vidéo de cette conférence, consultable sur YouTube, apparaît Javier Hernández (nom public qu’il a donné lors de la conférence) dit « l’avocat », un pantin qui déclare être punk et anarchiste, mais qui sans vergogne aucune, incite en paroles à soutenir les députés de Morena pour obtenir cette loi de merde, qui n’a d’autre but que de désactiver la lutte des compagnons prisonniers et de les récupérer. Ce Javier Hernández, désormais complice des députés de Morena, participant au collectif punk « anarchiste » R.A.P et ardent défenseur moral de la Bibliothèque sociale Reconstruir, ayant émis en d’innombrables occasions des commentaires se moquant aussi bien des compagnons libertaires et anarchistes prisonniers que des compagnons anarchistes en fuite, nous le voyons aujourd’hui dans une claire attitude opportuniste, de trahison éthique des idées et des pratiques anarchistes pour lesquelles de nombreuses compagnonnes et de nombreux compagnons sont mort-e-s, en prison ou en fuite, posant aux côtés de députés de partis politiques, demandant des lois, et profitant des compagnons pour obtenir peut-être reconnaissance et prestige.

C’est pour cela que là où nous sommes, nous exprimons en paroles, qui seront transformées en actes, ce qui suit : dehors les misérables comme cet avocat « anarchiste », désormais complice des députés, puisqu’il incite à les soutenir, justifiant ainsi l’État et légitimant son Pouvoir.

L’attitude du compagnon Bárcenas réaffirme qu’il reste encore des êtres qui ne se laissent pas corrompre par les plaisirs que leur offre la gauche, des compagnons qui n’ont pas perdu leur dignité et qui dans une attitude de conséquence vis-à-vis de l’éthique, des idées et des pratiques anarchistes refusent de faire partie du cirque du pouvoir, qu’il soit de gauche ou de droite.

Si ce que veut Morena, à travers cette initiative de loi est que Mexico (le « District Fédéral ») soit nettoyé des prisonniers politiques et anarchistes et par conséquent de toute action qui modifie l’ordre des choses, que ce soit en solidarité avec les compagnons prisonniers ou pour une lutte concrète, baignons une nouvelle fois la ville d’explosions, de barricades et d’actions diverses… « que nous soyons jeunes ou vieux, rien n’est définitif, c’est un pari qui se joue jour après jour »… portons les idées du conflit permanent, de l’attaque et de l’autogestion dans les rues, pour la guerre sociale, pour l’anarchie.

Solidarité avec le compagnon Fernando Bárcenas / Feu aux prisons avec les matons à l’intérieur / Guerre sociale sur tous les fronts

Quelques compagnons anarchistes de Mexico.

[Traduit de l’espagnol d’Iconoclasia.]