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Paris : Communiqué de La Discordia suite à quelques dégradations [mise à jour]

mardi 9 février 2016

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Comme prévu de longue date, mardi 26 janvier, s’est tenu à La Discordia le débat intitulé « Islamophobie : du racket conceptuel au racket politique ». Nous voulions nous confronter avec d’autres sur un sujet qui est au carrefour de la confusion actuellement répandue entre condamnation du racisme et défense de la religion. Les réflexions communes ont été intéressantes, et la soixantaine de camarades et compagnons qui sont venus (promis, la prochaine fois on louera un lieu plus grand, et avec plus de chaises !) a démontré que pas mal de monde se retrouve dans cette nécessité de la critique révolutionnaire des religions, toutes les religions, même l’islam, que d’autres voudraient nous refourguer comme la « religion des opprimés ».


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Cependant, en arrivant mardi après-midi, on a vu que la devanture de la Discordia avait été taguée, probablement dans la nuit. Des A cerclés (merci !) et des invectives (« fafs » et « racistes ») particulièrement mal écrites et pensées à la bombe de peinture noire. Le tout accompagné d’un feuillet de « revendication », affirmant que nous véhiculerions « des théories racistes et islamophobes » et que nous serions « la courroie de transmission des idéologies du pouvoir », etc.
Enfin, on ne va pas vous recopier toutes leurs âneries, qui ont bien fait rire tout le monde. Si vous voulez les lire, passez rire un coup (ou nous attaquer nous-mêmes plutôt que des murs) à la bibli, lors de nos permanences et discussions.
La réponse à ces insultes à été le succès de la discussion du mardi 26, mais aussi de toutes les autres.
Pour la faire courte, les tags insultants (et difficilement lisibles) ont été effacés en cinq minutes (niveau pratique, c’est pas encore ça les minots !), les A cerclés resteront ! Nos voisins aussi ont bien rit de vos conneries, comme quoi, vos exploits n’ont strictement aucune incidence sur rien ni personne, hormis contre vous-mêmes et votre rance crèmerie.
Au passage, encore une petite remarque pour les courageux tagueurs/humoristes : si vous n’avez pas été filmés par la DGSI c’est parce que nous avions pris et détruit la caméra qui nous surveillait (bien avant la promulgation de l’état d’urgence). Chacun pourra apprécier la différence entre ceux qui s’en prennent (pathétiquement) à une bibliothèque anarchiste déjà menacée par la répression, et ceux qui sont en proie à des problématiques plus sérieuses.

Aucun autre tag n’a été relevé dans le quartier, ni sur des banques, ni sur des commissariats, ni des écoles travaillant avec la DGSI, ni sur des églises, synagogues ou mosquées. Une grande attaque révolutionnaire, donc, contre des anarchistes, donc. Si nous nous attendions à des « attentions » de ce type (nous pensions à quelque chose d’un peu plus « conséquent »), cela ne nous freinera aucunement dans la tentative d’élaborer, partager et diffuser des discours révolutionnaires clairs, sans complaisance avec aucune forme de pouvoir, y compris la religion, et sans remords dans la critique des compromis politicards de certaines franges du « milieu », au contraire !

Une pensée pour ces « fafs » d’incroyants, qui, de Téhéran à Saint-Denis, sont aujourd’hui traités d’« islamophobes » tant par de redoutables puissances, que par la petite bourgeoisie universitaire arriviste française qui ne connaît du racisme que celui de sa propre classe, et qui n’a montré pour seule pratique, en une dizaine d’année, que la capacité à écrire un tag illisible sur la façade d’une bibliothèque anarchiste et de s’organiser avec des autorités religieuses pour… organiser des conférences. Une pratique à la hauteur d’un discours.

De toute évidence, si on constate froidement le traitement que l’État réserve à des révolutionnaires athées d’un coté, et à la gauche racialiste/théocompatible de l’autre, on comprend rapidement qui peut réellement être qualifié de « courroie de transmission des idéologies du pouvoir »  : ceux qu’il réprime habituellement ? Ou plutôt ceux à qui il offre des chaires dans ses universités et des postes d’encadrement dans ses institutions (en effet, cette galaxie est principalement composée d’universitaires et de cadres de la moyenne et haute bourgeoisie, immigrée ou non).
Pas étonnant donc, que leur cœur de cible politique n’ait ni respect ni oreille pour cette maison close post-moderne, comme l’ont prouvé tous les soulèvements récents, qui n’ont eu cure des raisonnements alambiqués de nos pieux universitaires, du Bahrein à Baltimore, en passant par Durban.

Pour finir, merci à toutes celles et ceux qui se sont pointés et qui se pointeront encore. Merci également à toute personne possédant des informations sur nos artistes engagés mais quelque peu pleutres, car incapables d’assumer leurs propos en face.

Nous appelons celles et ceux pour qui comptent les idées et pratiques révolutionnaires, qu’ils soient anarchistes ou non, à redoubler l’offensive contre cette nouvelle réaction, et à exprimer leur solidarité avec ceux qui se retrouvent dans le viseur de ces New Born réactionnaires, en prenant leur part de la critique, et du peu de courage qu’elle nécessite. Et en coupant court aux tentatives d’isolement des révolutionnaires anti-religion (n’est-ce donc plus un pléonasme ?).

Contre toute forme de pouvoir, contre toute religion et tout racisme,
vive la révolution et vive l’anarchie !

Le 29/01/2016,
Quelques bibliothécaires de la discorde.

http://ladiscordia.noblogs.org/
ladiscordia@riseup.net

[Reçu par mail.]


Lettre de solidarité avec « La Discordia »

Belle époque ! La bibliothèque anarchiste « La Discordia » taguée, assimilée par voie de communiqué laissé sur place et signé « Des anarchistes » à quelque officine fasciste, raciste, arabophobe…

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La raison de cette haine ? « La Discordia » a proposé d’approfondir, à partir de l’analyse du concept caviardé d’islamophobie, ce qu’il cache en matière d’acceptation des « valeurs » de l’Islam. Lesquelles sont présentées aujourd’hui, parfois même dans des cercles anarchistes, comme porteuses d’émancipation, ou du moins comme conceptions religieuses à placer hors du champ de la critique dans la mesure où elles sont portées par des « pauvres » ; ici, les laissés-pour-compte de l’actuel développement du capitalisme, principalement d’origine maghrébine et africaine, entassés dans les banlieues dortoirs délabrées, soumises à des persécutions étatistes et stigmatisées comme bases avancées métropolitaines du terrorisme islamiste planétaire.

L’appel de « La Discordia » à la discussion, ainsi que tous les textes qui l’accompagnent placés sur le site ne présentaient pourtant pas la moindre ambiguïté. Pas plus que l’ensemble des thèmes proposés et des textes associés abordés depuis l’ouverture de la bibliothèque, il y a quelques mois. Je ne vais pas en faire l’inventaire ici, mais il révèle à l’évidence le soucis d’aborder de la façon la plus approfondie, la plus argumentée et la plus générale possible la critique de la domination actuelle, en France et ailleurs, sans démagogie. Sans prétendre en avoir le monopole, mais en partant aussi à la recherche d’affinités avec d’autres individus issus d’autres horizons. Ce qui exclut l’approche académique et consensuelle, comme c’est la coutume la plus répandue aujourd’hui dans bien des bibliothèques à prétention radicale. Mais, au contraire, en gardant en tête que le but des discussions et des rencontres est d’être mieux armés pour participer à la transformation subversive du monde de la domination. Ce qui inclut aussi la critique des religions, en particulier des religions monothéistes comme l’Islam.

Dans la vague d’amalgames, de stigmatisations, de calomnies, de menaces, etc. qui va crescendo depuis les attentats islamiques de l’année dernière et qui est dirigée contre les révolutionnaires osant s’en prendre aussi à l’Islam, y compris contre les initiateurs de « La Discordia », il n’y a pas la moindre critique digne de ce nom. C’est de la peste émotionnelle à l’état pur, basée sur la peur de la liberté, qui ne se distingue de celle manipulée et généralisée aujourd’hui par l’Etat hexagonal que par l’objet de ses haines particulières. Elle relève du même esprit de chasse aux sorcières. Du même esprit d’état de siège intériorisé par les individus, même parfois par ceux qui croient combattre l’Etat laïque et républicain en prenant la défense de ses « victimes » présumées et de celles des « ennemis » désignés à la vindicte populaire et assimilés en bloc à des musulmans.

L’actuelle vague de peste émotionnelle, sous couverture « révolutionnaire », est aussi révélatrice de la faillite de pas mal d’individus, de groupes, etc., qui participent aux milieux du même nom. Incapables, jusqu’à preuve du contraire, de donner sens à leur propre activité, quitte à se retrouver en minorité, acceptant le système identitaire de chefferie militante dans lequel ils baignent, ils sont terrorisés à l’idée de prendre position par eux-mêmes et pour eux-mêmes. D’où leur recherche éperdue de reconnaissance sociale et politique. En d’autres termes leur recherche de pouvoir qui, sous prétexte de ne pas choquer les troupes potentielles qu’ils espèrent rassembler, ici les jeunes islamisés, les conduit aux pires compromis avec des lobbys islamistes, qui affichent sans complexe leur sexisme, leur homophobie, leur racisme, etc.. Et qui acceptent d’être soutenus, au nom de la « lutte contre l’impérialisme et le sionisme » par des crapules conspirationnistes comme Serge Thion, de sinistre mémoire négationniste, maître en révision de l’histoire, des camps d’extermination des Nazis à ceux des Khmers rouges, en passant par le refus de reconnaître l’implication directe d’Al-Qaïda dans l’affaire du 11-Septembre !

Voilà les raisons pour lesquelles la vague de merde qui touche aussi « La Discordia » me débecte. Par les objectifs qu’elle vise et par les procédés qu’elle utilise, elle me rappelle les opérations que le PCF lançait contre nous dès Mai 68, nous qui avions oser lui tenir tête, le traiter pour ce qu’il était, le parti de la contre-révolution aux origines prétendument révolutionnaires, nous qui, par nos activités multiples, dans les usines et ailleurs, portions des coups à son monopole déjà vacillant.

Les lecteurs comprendront donc pourquoi je défend « La Discordia ». Pas au nom de la liberté de parole ou par esprit de chapelle : je n’ai pas participé à sa création et je n’en fais pas partie actuellement. Mais parce que je partage l’esprit de la démarche de ceux et de celles qui l’ont créée et qui lui permettent de perdurer, malgré les difficultés rencontrées et les pressions de tous les ordres, qui ne se limitent pas, comme trop souvent, à celles de l’Etat. Je continuerai donc de plus belle à y proposer des activités, toujours à la recherche d’affinités effectives et de leur mise en œuvre. A bon entendeur, salut !

André Dréan , le 2 février 2016.

[Repris du blog de La Discordia.]


Communiqué de soutien à la bibliothèque La Discordia

La veille de la discussion « Islamophobie, du racket conceptuel au racket politique », les murs jouxtant la bibliothèque anarchiste La Discordia ont été recouverts des tags « racistes » et « fafs ».

En nous efforçant de trouver une signification à ce geste commis par de prétendus anarchistes (comme ils se le réclament dans la lettre de revendication qu’ils ont laissé), au-delà de l’absurdité qu’il devrait inspirer à toute personne dotée de bon sens et de bonne foi, nous ne voyons que l’intention de vider l’anarchisme de son contenu antireligieux. Dans ces temps de grande confusion, comme nous le rappelle tout récemment le fait que des organisations anarchistes ont signé des appels à manifester avec des associations religieuses, des partis politiques, des organisations syndicales et même des syndicats de flics, de magistrats et d’agents de réinsertion, nous reconnaissons le mérite aux compagnons de La Discordia d’ouvrir/d’approfondir de force un débat que beaucoup tentent d’annihiler, et par conséquent, d’avoir pris des positions claires contre la défense de l’islam par une partie de l’extrême gauche, des cercles universitaires et du « milieu » autonome.

La révolte contre les dogmes religieux a toujours fait partie de la critique révolutionnaire, ici en Europe comme dans le reste du monde, où un grand nombre d’athées, de blasphémateurs, de « libres penseurs », de révolutionnaires ou simplement de personnes non conformes à la morale religieuse, se trouvent à affronter une féroce répression de la part des portes-paroles divins.

Nous tenons à exprimer publiquement notre soutien aux compagnons et compagnonnes de La Discordia face à ce geste qui n’est qu’une imbécile et grossière manifestation de l’actuelle « convergence » entre politiciens d’extrême gauche et réactionnaires islamistes, unis par leur rôle commun de récupérateurs de la révolte et leur désir partagé d’accroître leur contrôle et leur pouvoir sur les sujets qu’ils revendiquent. L’idée anarchiste de la liberté n’a rien à voir avec cette convergence d’intérêts entre groupes autoritaires, il est navrant d’avoir à le rappeler, mais visiblement nécessaire au vu de cette « attaque » et de la revendication qui l’accompagne.

Temples, livres sacrés et porte-paroles divins seront toujours d’un seul côté de la barricade, et nous resterons positionnés de l’autre.

Les rédacteurs du journal de rue Paris Sous Tension,
Paris, le 2 février 2016.

[Repris d’Indy Nantes.]


C’est un peu court, jeune homme…

Solidarité avec la bibliothèque anarchiste La Discordia suite aux « tags » récemment trouvés sur sa devanture

La mauvaise décoration de façade qu’ont pu découvrir, sur la Discordia, passants et participants au débat intitulé « islamophobie, du racket conceptuel au racket politique » le 26 janvier dernier ne pouvait pas manquer de laisser tout un chacun perplexe : « fafs » et « racistes » et deux A cerclés tracés à la bombe. Mais en fait, où est l’insulte, où est la signature ? Le communiqué en forme de mauvais pastiche qui accompagne les gribouillis confirme l’hypothèse : on accuse d’être des « fafs » et des « racistes » et on se revendique de l’Anarchie. Face à l’aberration infamante de ces accusations, on aurait bien envie de s’exclamer…

C’est un peu court jeune homme,

Ah, non ! On pourrait dire… ô dieu… bien des choses en somme

Et de poursuivre, en variant le ton, par un chapelet d’insultes piochées dans l’orthodoxie anarchistes : Blasphémateurs ! Impies ! Athées ! Mécréants ! Apostats ! Sacrilèges ! Hérétiques ! Déïcides ! Apologistes de l’abjuration ! Puis continuer avec quelques slogans fleuris tirés du patrimoine libertaire : Quelques maîtres et surtout un Dieu ! Vive l’oppression et sa religion ! La capote, je sais pas, la calotte, il en faut pour moi ! Le sacré, c’est sacré ! Touche pas à leur religion ! Ce qu’on aime chez les prolos, c’est quand ils sont bigots ! N’attentez pas à ma liberté de prêcher ! Le tout couronné d’une signature plus consistante, qui aurait pu être « des anarchistes pour le respect de la loi de 1905 ».

Mais pour ça, il fallait des lettres, beaucoup plus en tout cas, et s’entrainer à les tracer d’une main un peu plus sûre. De l’esprit, aussi, un peu enclin à la subversion. Ceci étant dit, trêve de confiseries, passons au plat de résistance.

Contrairement à ce que ces « tags » et quelques gros malins voudraient faire accroire aux imbéciles, critiquer la lecture en terme d’islamophobie, ce n’est pas nier l’existence du racisme, des racistes, et des actes racistes. Le racisme s’en est toujours pris aux signes visibles de l’altérité, quels qu’ils soient, religieux ou culturel entre autres. Et, quoi qu’il en soit, son refus théorique et pratique est une nécessité qui n’a certainement jamais quitté ni les organisateurs ni les participants de ce débat.

En revanche, ce qui est nouveau dans la lecture que le terme d’islamophobie implique et impose, c’est qu’au lieu de défendre celui qui est attaqué - l’étranger par exemple - en tant que tel et de s’opposer ainsi à toutes formes de fierté identitaire nationale, communautaire ou appuyée sur d’autres appartenances et aux actes ignobles qui peuvent en découler, on prétend qu’il faudrait le défendre en tant que musulman, faisant de cette catégorie le nouveau sujet politique, et, pire encore, qu’il faudrait défendre l’islam qui serait attaqué à travers lui.

Dans les années 80, ce qui s’est appelé « anti-racisme » a déjà servi à donner un supplément d’âme au PS et à son extrême gauche, et à justifier la politique d’exploitation et de répression des immigrés dont de nouvelles modalités se mettaient alors en place. Mis aujourd’hui au service de la défense du religieux, il a toujours bon dos. Récupération s’il en est… et que deviennent alors les « premiers intéressés » dont on se revendique et qu’on assigne sans vergogne à l’obéissance au religieux ? Quelles perspectives émancipatrices, pour les uns comme pour les autres, dans cette lecture ? A moins que dans un paternalisme complètement décomplexé, l’émancipation par rapport au religieux ne soit réservé qu’aux militants (sans doutes de gauche) et aux étudiants en philosophie, et qu’on l’interdise à ceux au nom desquels on prétend s’agiter, manifester et en l’occurrence, faire ces espèces de « tags » infamants.

De plus, tout en cherchant à discréditer de fait la possibilité de critiquer l’islam en tant que religion, – alors que la critique de la religion (donc de toutes les religions) fait partie des évidences pour ceux qui veulent sérieusement s’attaquer à ce monde dans une perspective révolutionnaire –, la notion d’islamophobie, en substituant la défense de l’islam à celle des immigrés (par exemple), nie la longue histoire de l’émergence de ces derniers comme sujets de lutte, histoire liée à la remise en cause du modèle travailliste et programmatiste promu par la part majoritaire du mouvement ouvrier dans la droite ligne des organisations communistes orthodoxes. C’est donc aussi à ce titre une lecture non seulement réactionnaire mais surtout absolument anti-subversive.

Heureusement, face à cette entreprise de justification du religieux et de négation d’une part essentielle de l’historie du mouvement révolutionnaire, ici et là, un peu partout, des voix commencent à s’élever, des refus s’expriment pour contrer cette vague, dans laquelle la confusion le dispute à la saloperie, et qui menace d’emporter de manière transversale les espaces contestataires au sens le plus large. Travaillons donc l’optimisme, et espérons, comme le nombre et la diversité des participants à la discussion proposée par la Discordia nous permet de le présager, que les cartes seront rebattues et que l’aire révolutionnaire en sortira renforcée.

En attendant, dans le clivage historique qui s’engage, ceux (celui ou celle) qui ont gribouillé la Discordia, ainsi que leurs amis, ont choisi leur camp. Puissent-ils éternellement pourrir d’ennui dans le paradis de leurs nouveaux alliés !

Alors compagnons, camarades, merci pour ce débat, courage et persévérance, on est évidemment à vos côté !

A la vue de ces abus, Cyrano, en terrasse, sirotant un raki, repris, de concert, par le chœur des passants solidaires et associés, s’écrie « J’ai des fourmis dans mon épée ».

Les oiseaux de passage.

[Repris d’Indy Nantes.]


Message de soutien à La Discordia

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Drôle d’époque ! Désormais, il faut même se justifier devant de prétendus libertaires des positions anti-religieuses qui ont constitué l’une des bases essentielles de la critique révolutionnaire depuis plus de cent ans (Marx, Bakounine, etc.).

La pensée post-moderne est un véritable raz-de-marée dont on n’a pas fini d’entendre parler. Heureusement, nul besoin de son influence pour combattre ce monde.

Il nous suffira donc de dire que nous sommes d’accord avec l’essentiel du contenu des textes diffusés par La Discordia en vue du débat sur l’islamophobie. La Discordia fait partie de ces lieux, de plus en plus rares, où on a le courage de dépasser les contradictions, de recherche une cohérence, en particulier dans un contexte où la finesse d’analyse et de positionnement doit faire face aux éternels ennemis, et à de nouveaux adversaires.

À bas le Vieux Monde et ses idéologies, que les ami-e-s de la discorde et ennemi-e-s de tous les tabous d’hier et d’aujourd’hui se sont toujours fixé pour tâche de combattre, y compris quand c’est contraire au sens du vent militant.

Ces propos sont à développer et éventuellement à nuancer.
À suivre !

Cinq anti-autoritaires, dont 2 contributeurs du site Dialectical Delinquents..

[Repris du blog de La Discordia.]