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Sur l’Anarchisme

Dernier ajout : 17 juillet.

« Vivre au-delà des lois qui asservissent, au-delà des règles étroites, même au-delà des théories formulées pour les générations à venir. La vie sans croire dans le paradis terrestre. Vivre pour l’heure présente au-delà du mirage de sociétés futures. Vivre et sentir l’existence dans le plaisir féroce de la guerre sociale. C’est plus qu’un état d’esprit : c’est une façon d’être, et immédiatement. »
Zo D’Axa.


  • Max Stirner, encore et toujours un dissident

    17 juillet

    Le réflexe défensif devant les idées stirnériennes caractérise également la plus grande partie de l’histoire de la réception, faite à la fois de ré-pulsion et de dé-ception, de « L’Unique ». L’ouvrage tomba d’ailleurs pour commencer dans l’oubli pendant un demi-siècle ; c’est seulement dans les années 90 du XIXième siècle que Stirner connut une renaissance, qui se poursuivit au siècle suivant, toujours dans l’ombre de Nietzsche toutefois, dont le style et la rhétorique (« Dieu est mort », « Moi, le premier immoraliste », etc.) fascinèrent tout le monde.

  • L’utilisation réciproque : Relationnalité et révolte chez Max Stirner

    13 juillet

    [Cet essai fait partie, avec de nombreux ajouts et quelques modifications de l’auteur, du livre Fuori dal cerchio magico. Stirner e l’anarchia, sous la direction de C. Mangone, ed. Centrolibri - Edizioni Anarchiche e Libertarie, Catania, 1993, sous le titre Gli eccessi dell’amore di sé. Max Stirner : dall’ordine della dipendenza alla negazione del dominio. Note de l’auteur : toutes les phrases entre guillemets sans référence bibliographique sont des citations de mémoire de L’Unique et sa propriété (…)

  • Domestication

    24 juin

    À notre naissance, nous sommes toutes et tous de petits animaux gluants, hurlants, sauvages et indomptés. Commence alors le long processus de domestication qui fera de nous des individus utiles, productifs, dociles — de la main d’œuvre corvéable à l’envie, des consommateurs assidus, des marchandises à jeter après usage. Le fameux « Terrible Two » est une étape décisive d’intensification de ce processus, comme l’est la crise d’adolescence. Si ces moments sont adéquatement encadrés et réprimés, l’individu deviendra utile à la société — c’est-à-dire, suffisamment dépouillé de lui-même pour être profitable pour ses maîtres.

  • La pollution étatique et la révolte des fourmis

    16 juin

    Tu ne peux pas la rater, dès que tu sors de chez toi, elle est déjà dans la boite aux lettres. Tu lèves un peu la tête et c’est une caméra qui te scrute. Tu tends un peu l’oreille et c’est ton voisin qui se fait perquisitionner à 6h du mat. C’est des amis, des frères, des sœurs qui disparaissent du jour au lendemain, enlevés en pleine rue et conduits à une prison pour étrangers afin d’être attachés dans un avion et expulsés de là où ils vivent. C’est le flic qui aime pas ta gueule et qui a décidé de te (…)

  • Les paradis artificiels

    6 juin

    L’expression de paradis artificiels proposée par Charles Baudelaire dans son essai du même nom est largement redondante : tout paradis est artificiel. Mais cela n’enlève rien – au contraire – à la charge poétique de la locution qui, à son origine, désignait les stupéfiants. Nous l’entendrons ici dans un sens plus large, quoi que non figé, qui pourrait être résumé par : ce qui donne l’impression de pouvoir – pour un moment – s’échapper de ce monde. De fait, fumer des joints régulièrement tout autant que courir 10 km en sortant du boulot peuvent s’avérer être des paradis artificiels en tant qu’ils contribuent à mieux nous faire accepter la merde quotidienne.

  • Paroles claires - La « bonne guerre » des anarchistes italiens immigrés aux Etats-Unis (1914-1920)

    6 juin

    Si les anarchistes ne font pas leur histoire, ce sont leurs ennemis qui la feront. Cette observation – par ailleurs valable au-delà du seul cadre historiographique –, formulée par un célèbre historien italien vers la moitié du siècle passé, précède et accompagne tout le débat autour de ce que l’on appelle l’histoire d’en bas. Le fait concret, matériel, a une vie courte en soi. Ce qu’il en reste, c’est l’interprétation, qui ne peut qu’être partisane, selon des critères et des intérêts précis. Parce que faire l’histoire ne signifie pas uniquement prendre part aux grandes entreprises qui changent le cours des événements, cela signifie aussi, et parfois surtout, participer à leur reconstruction dans le but de les transmettre.

  • A propos du documentaire ‘‘Ni Dieu, ni Maître, une histoire de l’anarchisme’’ : L’épisode d’Haymarket

    2 mai

    Il y a maintenant un peu moins d’un an était diffusé sur Arte le documentaire Ni Dieu ni Maître – Une histoire de l’anarchisme de Tancrède Ramonet. Dans une période de misère politique, alors que la mainmise sur l’histoire des luttes et des mouvements révolutionnaires reste le dernier bastion auquel s’accroche le vieux Parti Communiste, ce documentaire qui se présente comme une « réhabilitation de l’anarchisme » (!) a été accueilli plutôt positivement dans les milieux militants et institutionnels. En (…)

  • Les cinq « martyrs » de Chicago : Innocents ou coupables ?

    30 avril

    Les anarchistes exécutés n’étaient pas des enfants de chœur, qu’on se le dise. La plupart d’entre eux étaient de la tendance insurrectionniste (comme on disait à l’époque) et prônaient l’action directe et la violence révolutionnaire, tout en faisant l’apologie, comme le disait la chanson, de la « meilleure amie » du prolétaire : la chimie. Que ce soit leur main ou celle de Schnaubelt qui ait lancé la bombe n’a donc aucune importance, tous étaient complices et l’inauguration des hostilités n’était que la première étape d’une tension insurrectionnelle décomplexée. Laissons ces considérations à ceux dont c’est le métier, juges et flics auparavant et historiens aujourd’hui. Ce qui nous intéresse au contraire aujourd’hui, c’est de ne pas occulter la partie la plus importante de cette histoire. Cette attaque à la bombe n’était qu’un moment (certes culminant) parmi d’autres dans une tension pensée et exécutée de façon à faire éclater une insurrection violente contre l’État et le Capital dans les rues de Chicago. C’est pour cette raison que l’appel à cette journée chaude demandait précisément aux travailleurs de venir armed and ready (ce qui ne fut certes pas le cas de tous), certainement pas pour défiler pacifiquement en mangeant des gaufres.

  • Réponse à Lundi Matin et sa lutte contre l’anormalité des formes de vie anarchistes

    30 janvier

    Contrairement à ce que s’acharnent à répéter ses nombreux détracteurs, l’anarchisme n’est pas un complexe de données caractéristiques et fondamentales qui permettent une forme d’identification, c’est-à-dire une identité. C’est un ensemble d’idées et de pratiques portées par ceux qui pensent que la liberté est incompatible avec le pouvoir, et qui se battent pour affirmer la première contre le second. Être contre l’anarchisme signifie donc, d’une certaine façon, être en faveur de l’autorité, penser que celle-ci - sous une de ses multiples formes - puisse permettre, protéger, favoriser la liberté.

  • Présentation sommaire du Réveil/Il Risveglio (1900-1960)

    12 janvier

    Le Réveil socialiste-anarchiste/Il Risveglio socialista-anarchico voit le jour le 7 juillet 1900, à Genève. Ce sont les organes du mouvement anarchiste en Suisse. Il s’agit d’un bimensuel bilingue, le plus souvent 2 pages sont en français, les 2 autres sont en italien. Plus rarement, 3 pages sont rédigées en français, une seule en italien. Le fondateur et responsable des deux journaux, Louis Bertoni en constitue la pièce maîtresse et comme toute pièce maîtresse, elle ne saurait exister sans la présence active, fraternelle de différents collaborateurs.

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