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Florence (Italie) : Perquisitions suite aux blessures du flic par une bombe visant les fascistes

jeudi 12 janvier 2017

Ces perquisitions font suite à la découverte d’un engin explosif devant la porte d’une librairie fasciste à Florence. Si l’engin ne s’est pas activé au moment voulu contre le local fasciste, celui-ci a cependant explosé à la face d’un flic qui tentait de le désamorcer.


Le matin du 1er janvier 2017, vers midi, la DIGOS de Florence est arrivée aux portes de trois appartements dans la ville, ainsi que d’une habitation du département de Prato. Ils ont perquisitionné les maisons et les voitures des personnes présentes, à la recherche d’armes et d’explosifs. Toutes les perquisitions ont eu un résultat négatif, sauf dans un cas, quand les flics ont confisqué du matériel électrique (câbles, interrupteurs, ampoules) et autre (ordi, bouchons de pots de conserve, cire d’abeilles…).

Cinq personnes sont amenées au bureau de la Police Scientifique de Florence, où sont prises les photos de signalétiques, ainsi que leurs empreintes digitales. Après plusieurs heures en commissariat, on leur demande de passer un tampon sur les mains afin de chercher des traces de matériel explosif. Quatre personnes acceptent, une refuse. Les flics lui confisquent donc le manteau qu’il a sur lui. A 20 heures les cinq personnes sont relâchées avec des PV des perquisitions, tous avec résultats négatifs.

Dans l’habitation du département de Prato aussi, la perquisition dure longtemps, et on peut voir la tentative maladroite de la Police Scientifique (arrivée après la DIGOS de Prato et celle de Firenze), de soumettre les personnes perquisitionnées au tampon pour chercher des traces de poudre noire sur les mains. Les flics voudraient, en effet, effectuer cet examen à l’air libre, au milieu d’un bois, avec du coton pris dans un paquet déjà ouvert. Suite à leur refus de se soumettre à un tel examen, les quatre personnes sont amenées au commissariat de Prato, où – en plus du dit matériel confisqué – les flics leur prennent aussi les manteaux qu’ils ont sur eux au moment de la perquisition.

Les crimes retenus sont tentative d’homicide, blessures très graves et transport d’engin explosif. Il n’y a, pour l’heure, aucune personne placée sous enquête.

[Traduit d’informa-azione par Le Chat Noir Emeutier.]