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« Opération Panico » : Brochure à propos de l’opération répressive à Florence

mardi 3 juillet 2018

Plusieurs personnes se trouvent en détention provisoire pour l’affaire de l’engin qui a explosé devant la librairie de Casapound, dans la nuit du 31 décembre 2016, où le flic-artificier avait perdu une main et un œil durant l’opération de déminage. Elles sont mises en examen notamment pour « tentative d’homicide » et « association de malfaiteurs », les procès débuteront les 4 et 12 juillet 2018. Voici une brochure concernant cette affaire.

Cette brochure a été faite en particulier pour l’initiative de solidarité face aux opérations répressives de Scripta Manent et aux arrestations d’août 2017 à Florence, en Italie, qui a eu lieu à Montreuil le 6 avril 2018. Il s’agit de traductions d’une sélection de quelques textes pour donner un aperçu de « l’opération Panico ». Bien sûr, elle est non-exhaustive et incomplète.

D’une part, d’un point de vue formel puisque les deux événements (l’engin explosif devant la librairie de Casapound et le jet de cocktails molotovs à la caserne des carabinieri en 2017), à l’origine des arrestations du 3 août 2017, ont été joints à « l’Opération Panico » qui avait débuté le 31 janvier 2017, avec l’expulsion du squat historique de Florence. Trente-cinq personnes avaient été mises en examen notamment pour « résistance et violence contre personne dépositaire de l’autorité publique », « port de matériel explosif », « dégradations », « vol aggravé ». Les faits incriminés à cette époque sont diverses actions collectives ou non, qui vont d’attaques nocturnes contre des locaux de Casapound ou de flics à des manifs sauvages ou encore un banquet antimilitariste, qui ont eu lieu entre janvier et avril 2016.

D’autre part les thématiques qui touchent à cette opération ne sont qu’effleurées, qu’il s’agisse des tactiques policières et juridiques de renseignement et de répression, de l’ADN en particulier puisque c’est l’une des premières opérations où il est utilisé dans le cadre d’une enquête contre des compagnons, la montée du fascisme et en particulier sous sa forme d’implantation locale comme celle déployée par Casapound depuis une dizaine d’années en Italie, ou plus généralement sur les questions liées à l’action directe contre ce monde, ses représentants et ses défenseurs.

À l’heure actuelle trois personnes se trouvent en détention provisoire et une est soumise à un contrôle judiciaire, pour l’engin qui a explosé dans la nuit du 31 décembre 2016 devant le librairie de Casapound « Il Bargello » où le flic-artificier avait perdu une main et un œil durant l’opération de déminage. Ils sont mis en examen notamment pour « tentative d’homicide » et « association de malfaiteurs », les procès débuteront les 4 et 12 juillet 2018 prochain.

Brochure à télécharger sous forme de PDF

[Trouvé sur indymedia.]